‹ Philosophie occulteChapitre 182 sur 242 · SYMBOLE XIV LE VOYAGEUR ET LE GOURMAND · texte numérisé non relu

SYMBOLE XIV LE VOYAGEUR ET LE GOURMAND

Si l'amour du merveilleux n'était pas chez la plupart des hommes le goût de l'absurde, ir se conver=. tirait en amour de la nature: mais ?

soumise à des lois, elle proportion

causes, et voilà ce que notre imagination déréglée ne veut pas. L'autorité de la raison étant la plus inflexible des autorités, notre penchant à l’anarchie se fatigue de la raison, et nous croyons plus volontiers à un Dieu capricieux qu'à un Dieu juste. Entre capnicieux, en effet, on peut s'entendre. On peut fléchir un despote par des dons ou par des bassesses ; mais la justice! Quelque chose de flexible comme une proportion mathématique, quelle miséricorde en espérer? Avec elle on est forcé d’être juste, et c’est ce que nots ne voulons pas.

Dieu fait tout avec le nombre, le poids ët la mesure, dit l’Ecriture sainte, et nous comprerions mal sa bonté si nous la séparons de sa justice qui -est aussi sa justesse. Nous avons beau faire en mathématiques des erreurs plus ou moins volontaires, si nous comptons mal, la nature compte bien, la souveraine raison ne s'émeut pas de nos folies, ce qui est injuste sera éternellement injuste, la vérité ne transige pas avec l'erreur.

LE VOYAGEUR ÊT LES DÈROBRS. a44

SYMBOLE Xv.

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