LA BREBIS ET L’AGNEAU
Un petit agneau libertin S'échappa du sein de sa mère
Et prit sa course un beau matin Pour voir la campagne étrangère.
Il rêvait de lointains abris
Sur des gazons toujours fleuris, Des sources de lait naturelles Et des verdures éternelles.
Il part sans même s’enquérir
Si sa mère en pouvait mourir.
La pauvre brebis gémissante, Pour l'appeler, longtemps bêla, Mais en vain. Depuis ce temps-là Elle se traînait languissante ; Dans l’étable le plus souvent Elle restait seule et couchée, L'œil atone, sur la jonchée,