LA RIVIÈRE ET L'HOMME QUI SE NOIE
La rivière traînait ses eaux vertes et belles;
Le soleil radieux illuminait les airs
Et faisait sur les flots pacifiques et clairs
Pleuvoir son or fluide en milliers d’étincelles.
Le ciel s’applaudissait dans son immensité,
La terre en fleur brillait de verdure et de séve. C'était un de ces jours qui semblent un doux rêve, Où tout ce qui respire est amour et beauté.
Et cependant un homme, enseveli par l'onde,
Se débattait plongé dans la vase profonde,
Et pour lui, dont les yeux se dilataient sans voir, L'onde était limoneuse et le ciel était noir ;
Il maudissait le gouffre et sa pente funeste,
Se tordait, accusait la colère céleste.
Et lorsqu'il eut péri, sombre et les La rivière roula toujours à
Et vint paisiblement déposer.
Ses membres verd
% La BIVERS ET L'HOMME QUI SE NOIE.
Calme comme ke ex sur les champs de carnage, L'onde charre jorrait en lérhant le nvage,
Et sa voix murmerai au peuple apitoyé :
«Je le désaltérais. ... C'est loi qui s'est noyé. »
La vie est implwable. et h souffrance humaine
N altère point du cel la majesté sereine ;
Donc puisqu'au fond des eaux le sort peut vous plonger, Vous qui craignez le guufire, apprenez à nager.
FABLE XXII
LE MOINEAU DE LESBIE
— Pleurez, Grâces, pleurez, Amours, Disait un jour Lesbie en larmes :
Mon petit oiseau plein de charmes, Mon oiseau me fuit pour toujours !
Sur mon sein tout jonché de roses J'avais fait son lit gracieux.
Son petit bec capricieux,
Entre mes lèvres demi-closes, Cherchait un grain choisi pour lui.
Son aile douce et frémissante Tremblait sous ma main caressante.
Je l’adorais..…. Il s’est enfui !
Reviens, reviens, petit volage!
Je n’ai point préparé de cage
Pour emprisonner tes ébats.
Reviens, mes baisers te demandent ; Reviens, mes caresses t Mais le moïneau ne:
L'écho lui dit avec.
LE MOINEAU DE LESBIE
Les pleurs de sa belle maitresse ;
Le bocage en est attristé.
Mais il est un bien dans la vie
Plus doux qu’un baiser de Lesbie.
— Et qu'est-ce donc? — La liberté.
FABLE XXIV
LE GEAÏI SATIRIQUE,
Un geai blämait avec aigreur Les mœurs de l'aigle sanguinaire, — Quels sont, s'écriait-il, les droits de ce voleur ? IL est roi, dites-vous? On est roi pour bien faire, Mais, parmi les brigands, régner, c'est dévorer : Être leur sujet, c’est pleurer ‘ Non, je n'obéis pas à ce tyran sauvags ‘ — J'aime assez ce noble langage, Dit un hibou qui l'entend Le Hilsa, come on sait, est l'oiseau de Muusss. — Moccwur le geai, vræmesé. :aûuate és vis :
Ye a lack cas satut Par sens à we Grid Lea. vont Auét Ole LU. arfies ai Et 2022 nn fr Den nm “nc etes à on Ve DO RO NU Tite D OTinhice pros nor)
LE GRAI SATTRIQUE.
Mon ani. vous êtes un cuistre :
Et dans vos superbes propos.
L'aigle deviendrait un héros
FABLE XXV