LE LION ET LE PETIT CHIEN
Sa majesté lionne un jour devint clémente.
La clémence est, dit-on, l'apanage des rois : Pourquoi les lions quelquefois N'auraient-ils pas l'âme indulgente ?
Le nôtre s'eunuyait. 11 trouve au coin d’un bois
Un pauvre petit chien, qui se couche et qui tremble. Le roi daigne le caresser :
Puis il le prend sans le blesser,
L'ewporte, et les voilà qui font ménage ensemble.
Le lon nourrissait grassement son ami ;
L'autre courait, jappait, sautait. faisait merveille,
Et mèêux allait parfois jusqu'à mordre l'oreille De son protecteur endormi.
Le lion réveillé l’évartait sans colère ;