‹ Philosophie occulteChapitre 71 sur 242 · LE DERVICHE ET LE JUGE · texte numérisé non relu

LE DERVICHE ET LE JUGE

Prêchant la pauvreté, le jeûne et le pardon, Certain derviche avait sa bourse bien garnie.

Il fut volé par un fripon :

Et voilà mon saint qui renie

Tous ses beaux discours d’autrefois.

Il veut livrer son homme à la rigueur des lois. Il faut que sans pitié l'offense soit punie.

Il espère que l'Éternel

Va foudroyer le criminel, Comme si Dieu n'avait pour passe-temps bizarres Qu’à prêter son tonnerre aux derviches avares.

Mais un juge lui répondit

Et lui dit :

— Vous méritez deux fois la peine que mérite L'homme que vous chargez avec tant de chaleur,

Car il est simplement voleur,

Et vous doublement hypocrite.

Ce juge était sévère, et vraiment il est dur

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