‹ Philosophie occulteChapitre 78 sur 242 · PYTHAGORE ET LES FOUS · texte numérisé non relu

PYTHAGORE ET LES FOUS

Les sots doivent régir un jour le genre humain Par leur sublime intelligence.

I ne faut pour cela qu'un peu de patience :

Jusqu'à la mort, qui vient bien plus tôt qu'on ne pense, Qui viendra peut-être demain.

A cette amusante merveille Tous mes fous prétérent l'oreille, Et chacun d'eux fut enchanté De sa laideur, de sa misère.

C'était pour l'avenir une excellente affaire, Et les honnètes gens furent en sûreté.

Tout est perdu si l'univers oublie Un jour cette grande leçon.

Le vulgaire jamais n’eutendra la raison ; Pour les guérir d'une folie,

[ faut les rendre fous, mais d'une autre façon.

FABLE XVIII

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