‹ Philosophie spiritualisteChapitre 119 sur 181 · LOI DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

LOI DU TRAVAIL

K Tout travaille dans la nature ; les animaux travaillent comme toi, mais leur travail, comme leur intelligence, est borné au soin de leur conservation ; voilà pourquoi chez eux il n’amène pas le progrès, tandis que chez l’homme il a un double but : la conservation du corps et le développement de la pensée qui est aussi un besoin, et qui l’élève au-dessus de lui-même. Quand je dis que le travail des animaux est borné au soin de leur conservation, j’entends le but qu’ils se proposent en travaillant; mais ils sont, à leur insu, et tout en pourvoyant à leurs besoins matériels, des agents qui secondent les vues du Créateur, et leur travail n’en concourt pas moins au but fmal de la nature , bien que, fort souvent, vous n’en découvriez pas le résultat immédiat. »

678. Dans les mondes plus perfectionnés, l’homme estil soumis à la môme nécessité du travail?

« La nature du travail est relative à la nature des besoins; moins les besoins sont matériels, moins le travail est matériel ; mais ne crois pas pour cela que l’homme reste inactif et inutile: l’oisiveté serait un supplice au lieu d'être un bienfait. »

679. L’homme qui possède des biens suffisants pour assurer son existence est-il affranchi de la loi du travail ?

« Du travail matériel, peut-être, mais non de l’obligation de se rendre utile selon ses moyens, de perfectionner son intelligence ou celle des autres, ce qui est aussi un travail. Si l’homme à qui Dieu a départi des biens suffisants pour assurer son existence n’est pas [contraint de se nourrir à la sueur de son front, l’obligation d’être utile à ses semblables est d’autant plus grande pour lui que la part qui lui est faite d'avance lui donne plus de loisirs pour faire le bien. »

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