CHAP. I
Esprits ne finit point; c’est tout ce que nous pouvons dire maintenant. »
Monde normal primitif.
84. Les Esprits constituent-ils un monde à part, en dehors de celui que nous voyons?
« Oui, le monde des Esprits ou des intelligences incorporelles. »
85. Quel est celui des deux, le monde spirite ou le monde corporel, qui est le principal danj l’ordre des choses?
« Le monde spirite; il est préexistant et survivant à tout. »
86. Le monde corporel pourrait-il cesser d’exister, ou n’avoir jamais existé, sans altérer l'essence du monde spirite ?
« Oui ; ils sont indépendants , et pourtant leur corrélation est incessante, car ils réagissent incessamment l’un sur l’autre. »
87. Les Esprits occupent-ils une région déterminée et circonscrite dans l’espace?
« Les Esprits sont partout ; les espaces infinis en sont peuplés à l’infini. 11 y en a sans cesse à vos côtés qui vous observent et agissent sur vous à votre insu, car les Esprits sont une des puissances de la nature, et les instruments dont Dieu se sert pour l’accomplissement de ses vues providentielles; mais tous ne vont pas partout, car il est des régions interdites aux moins avancés. »
Forme et nblqulté de» esprit».
88. Les Esprits ont-ils une forme déterminée, limitée et constante?
DES ESPRITS. 37
« A vos yeux, non; aux nôtres, oui; c’est, si vous voulez, une flamme, une lueur, ou une étincelle éthérée. »
— Cette flamme ou étincelle a-t-elle une couleur quelconque ?
« Pour vous elle varie du sombre à l’éclat du rubis, selon que l’Esprit est plus ou moins pur. *
On représente ordinairement les génies avec une flamme ou une étoile sur le front ; c'est une allégorie qui rappelle la nature essentielle des Esprits. On la place au sommet de la tête, parce que là est le siège de l'intelligence.
89. Les Esprits mettent-ils un temps quelconque à franchir l’espace?
a Oui, mais rapide comme la pensée. »
— La pensée n’est-elle pas l’âme elle-même qui se transporte ?
« Quand la pensée est quelque part l’âme y est aussi, puisque c’est l’âme qui pense. La pensée est un attribut. »
90. L’Esprit qui se transporte d’un lieu à un autre a-t-il conscience de la distance qu’il parcourt, et des espaces qu’il traverse ; ou bien est-il subitement transporté dans l’endroit où il veut aller?
a L’un et l’autre; l’Esprit peut très bien, s’il le veut, se rendre compte de la distance qu’il franchit, mais cette distance peut aussi s’effacer complètement; cela dépend de sa volonté, et aussi de sa nature plus ou moins épurée. »