‹ Philosophie spiritualisteChapitre 78 sur 181 · La sympathie a-t-elle toujours pour principe une · texte numérisé non relu

La sympathie a-t-elle toujours pour principe une

connaissance anlérieure ? *

« Non ; deux Esprits qui se conviennent se recherchent naturellement sans qu’ils se soient connus comme hommes. »

388. Les rencontres que l’on fait quelquefois de certaines personnes et que l’on attribue au hasard, ne seraient-elles pas l’efl'et d’une sorte de rapports sympathiques ?

« 11 y a entre les êtres pensants des liens que vous ne connaissez pas encore. Le magnétisme est le pilote deoetle science que vous comprendrez mieux plus tard. »

389. D’où vient la répulsion instinctive que l’on éprouve pour certaines personnes à la première vue ?

« Esprits antipathiques qui se devinent et se reconnaissent sans se parler. »

390. L’antipathie instinctive est-elle toujours un signe de mauvaise nature ?

« Deux Esprits ne sont pas nécessairement mauvais, parce qu’ils ne sont pas sympathiques; l’antipathie peut naître d’un manque de similitude dans la pensée ; mais à mesure qu’ils s’élèvent, les nuances s’effacent et l’antipathie disparaît. »

391. L’antipathie de deux personnes naît-elle en premier lieu chez celle dont l’Esprit est le plus mauvais ou le meilleur ?

« Chez l’une et chez l’autre, mais les causes et les effets sont différents. Un Esprit mauvais a de l’antipathie contre quiconque peut le juger et le démasquer ; en voyant une personne pour la première fois, il sait qu’il va être désapprouvé ; son éloignement se change en haine, en jalousie, et lui inspire le désir de faire le mal. Le bon Esprit a de la répulsion pour le mauvais, parce qu’il sait qu’il n’en sera pas compris et qu’ils ne partagent pas les mêmes sentiments; mais, fort de sa supériorité, il n’a contre l’autre ni haine, ni jalousie : il se contente de l’éviter et de le plaindre. >

Oubli du pansé.

392. Pourquoi l’Esprit incarné perd-il le souvenir de son passé ?

« L’homme ne peut ni ne doit tout savoir ; Dieu le veut ainsi dans sa sagesse. Sans le voile qui lui couvre certaines choses, l’homme serait ébloui, comme celui qui passe sans transition de l’obscurité à la lumière. Par l'oubli du passé il est plus lui-même. *

393. Comment l’homme peut-il être responsable d’actes et racheter des fautes dont il n’a pas le souvenir ? Comment peut-il profiter de l’expérience acquise dans des existences tombées dans l’oubli? On concevrait que les tribulations de la vie fussent une leçon pour lui s’il se rappelait ce qui a pu les lui attirer; mais du moment qu’il ne s’en souvient pas, chaque existence est pour lui comme si elle était la première, et c’est ainsi toujours à recommencer. Comment concilier cela avec la justice de Dieu '{

« A chaque existence nouvelle, l’homme a plus d’intelligence et peut mieux distinguer le bien et le mal. Où

serait le mérite, s’il se rappelait tout le passé ? Lorsque l’Esprit rentre dans sa vie primitive (la vie spirite), toute sa vie passée se déroule devant lui; il voit les fautes qu’il a commises et qui sont cause de sa souffrance, et ce qui aurait pu l'empôcher de les commettre ; il comprend que la position qui lui est donnée est juste, et cherche alors l’existence qui pourrait réparer celle qui vient de s’écouler. Il cherche des épreuves analogues à celles par lesquelles il a passé, ou les luttes qu’il Croit propres à son avancement, et demande à des Esprits qui lui sont supérieurs de l’aider dans cette nouvelle tâche qu’il entreprend, car il sait que l’Esprit qui lui sera donné pour guide dans cette nouvelle existence cherchera à lui faire réparer ses fautes en lui donnant une espèce d 'intuition de celles qu’il a commises. Cette même intuition est la pensée, le désir criminel qui vous vient souvent, et auquel vous résistez instinctivement, attribuant la plupart du temps votre résistance aux principes que vous avez reçus de vos parents, tandis que c’est la voix de la conscience qui vous parle, et cette voix est le souvenir du passé, voix qui vous avertit de ne pas retomber dans les fautes que vous avez déjà commises. L’Esprit entré dans cette nouvelle existence, s’il subit ces épreuves avec courage et s’il résiste, s’élève et monte dans la hiérarchie des Esprits, lorsqu’il revient parmi eux. »

Si nous n’avons pas, pendant la vie corporelle, un souvenir précis de ce que nous avons clé, et de ce que nous avons fait de bien ou de mal dans nos existences antérieures, nous en avons l’intuition, et nos tendances instinctives sont une réminiscence de notre passé, auxquelles notre conscience, qui est le désir que nous avons conçu de ne plus commettre les mêmes fautes, nous avertit de résister.

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