ACTE IV, SCÈNE IV. 5S
Nos femmes, nos enfans , nos vieillards ëcrâsës; Voyez partout la mort, les flammes, le carnage, Nos murs tombes sans gloire , et voilà votre ouvrage.
Vous ne le croyez pas. Non, ce n*est pas le mien. C'est le votre, Àgnonide, et vous le savez bien.
AGNONIDE.
Moi y j'appelle un guerrier qui vient pour me détruire!
Vous entendez assez ce que je veux vous dire. Avant vous j'ai blâmë le moyen dangereux Qu'emploie en ce moment un désespoir affreux. Mais rhomme qui nous pousse à Tëtat déplorable Où tout espoir s'ëteint, voilà le plus coupable.
AGNONIDE.
Âh ! si le peuple échappe à sa destruction , Il saura discerner l'auteur de l'action Qui vient de le conduire au bord du précipice ; Et vous devez penser s'il en fera justice, Si son ressentiment pourra se contenir*
PHOCION. * Il peut m'assassîner; mais il doit vous punir.
EPICURE
Quelle étrange fierté, lorsque tout vous accuse!
Souvent la haine aveugle , et l'apparence abuse.^
AGNONIDE.
Vous démentez en vain un complot odieux,