OLYMPE , FEMME DE SA SUITE
OLYMPE , à la femme de sa suite.
Quelle rapidité de sentimens contraires!
Quel mélange inouï de bonheur, de misères!
Déplorable jouet des caprices du sort ,
Je passe tour à tour de la vie à la mort ,
De la mort à la vie; et tout à Theure en proie
Au plus sombre chagrin mon cœur s*ouvre à la joie.
Tout présageoit ma perte, et tout paroit changé.
Qui Teût dit? Phocion dans la foule rangée
Comme un simple soldat à combattre s^appréte,
Nosgueriiers attendris le placent à leur tète.
Cassandre le voyant les armes à la main y
Du fort qu'il a quitté , regagne le chemin.
Un seul homme a tout fait par sa seule présence;
Des transports d*allégresse et de recounoissance
Vont sans doute étouffer un infâme décret
Dont les plus factieux rougissent en secret ;
Et ce jour qui devoit nous coûter tant de larmes ,
Voir couler tant de sang, finira sans alarmes. On vient, c'est Chariclès. Il va noiis confirmer Le bonheur