ANT-PROPOS
relatives à la reproductic
î de la Photographie peuvi !ux groupes : celui des repr t celui des reproductions
oupe appartiennent des prt es qu'industriels, tels que li 1, Poitevin, Cari Veress et, lann. Nous n'avons pas à n<
bme groupe, celui des m choisirons, pour en parler I le procédé d'ensemble que pratique, celui qui, en tou able d'une façon vraiment conduisant à des résultats [ues.
Il existe bien des m le dessin et le modelé couleurs, soil en color face antérieure des épr des pigments transpar des épreuves les pigi pénétrer à l'intérieur < core en transportant d sur des couleurs dispo repérer avec la photog
Mais ces divers proc de vue industriel, d'u pour qu'il en soit fait sions successives repéi peu élevé ■
Le miens est, pour a -à des tirages Uthograj qui donnent, si la sél couleurs a été convem des polychromies asseï rappeler suffisamment parfaite exactitude.
Nous nous borneroi sortes d'impressions p pour l'Ouvrage bien pi
les autres méthod e dii-ccte ou indin
10U3 occuperons de es négalifs corrcs s des couleurs pi
. Un chromiste habile peut, à l'aide d'une seule épreuve photogi'aphique, et en s'inspirant des couleurs composantes de l'original, créer les divers monochromes proprçs à l'impression d'une polychromie.
. Pour arriver à ce résultat, il doit tirer sur du papier mat le nombre d'épreuves positives nécessaire, trois, par exemple, s'il ne veut faire usage que de la combinaison trichrome.
Ces épreuves doivent avoir des dimensions identiques.
Sur chacune d'elles le modelé de la photographie
est modifié de façon que le résultat soit, autant que
possible, équivalent à celui qu'on aurait si l'on
avaitpureproduireséparémentlesréflexionsbleues
iches pour un des trois monochromes, les
^ns jaunes et blanches pour le deuxième, et
les réflexions rouges et blanches pour le troisième.
Il faut une grande habitude de l'interprétation des tons pour arriver à faire celte sélection au juger et une habileté de main suffisante poiu: ajouter, atténuer ou supprimer des valeurs sur les épreuves photographiques.
Néanmoins, ce travail de sélection ne serait pas chose bien difficile pour un dessinateur chromiste exercé: ilpourrait aisément atteindre aubut désiré, sauf à corriger les erreurs ultérieur enaent, en se servant de blanc de gouache plus ou moins assombri par une addition de noir. Toutefois , à part quelques cas particuliers , cette façon de procéder serait absolument puérile et d'ailleurs exigeraitplus de temps que la méthode que nous allons décrire plus loin.
Imaginons d'abord trois épreuves identiques entre elles, tirées d'un seul négatif obtenu sur une plaque ordinaire ou sur une plaque orthochromatique (*).
Il convient, disons-le tout de suite, de donner la préférence aux plaques douées d'une sensibilité plus complète aux couleurs autres que les bleus.
Une plaque sensible au vert et au jaune ou, suivant la nature de l'original, au jaune et au rouge, vaudra bien mieux qu'une plaque ordinaire dont la principale sensibilité ne permet guère que Tob-
(*) Le sujet est une affiche de M. Louis J. Read, reproc d'après Les Af affres de l'affiche (Paris, Irap. Chaix).
-tention des bleus dans des conditions de valeurs relatives sufâsantes.
Si l'on compare le positif [fig. 1), correspoo-
J-ig. i
dant à un négatif sur plaque ordinaire, de l'original polyclirome, que nous avons choisi aussi simple que possible, pour que nos explications ---'-"t mieux comprises, on remarque, d'une part, ■6 qui appartient au hleu est rendu par des
valeurs blanches; d'autre part, que certaines parties de l'original ne sont pas du tout venues. On y chercherait vainement le globe rouge et le
Fie- a.
feuillage vert; il n'a pas plus impressionné la plaque que le ciel jaune et que la robe et la chevelure rouges du personnage.
. On ne pourrait donc retrouver le dessin luimême au complet dans cette épreuve.
SÉLECTION PHOTOGBAPHIQUE. 5
lous essayons de faire une reproduction de ime polychromie sur une plaque sensible au i, en usant d'un écran jaune placé en avant surface sensible, nous obtenons le résultat absolument différent du premier.
I sur/aces bleues ont impressionné la plaque bien moindre degré : tous les verts sont 3, ou tout au moins leur place se trouve indipar contraste avec l'impression produite par lunes et bleus, le globe s'y trouve dessiné yuLu le même motif; mais il existe dans la robe du personnage une véritable lacune. Les plis et les dessins de cette robe n'y sont pas du tout indiqués.
Les rouges sont si peu venus qu'ils sont traduits par des valeurs absolument noires.
En ce cas encore, la Photographie a bien fourni une mise en place du sujet, un trait général à peu près complet, mais pourtant avec quelques lacunes. En recourant à une plaque sensible douée d'une sensibilité plus spéciale au jaune et au rouge -~ avec l'aide d'un écran rouge, — serons-nous plus heureux?
L'expérience va le démontrer (voir l'épreuve
fig. 3) ; dans celle-ci les bleus et verts sont rendus
par une valeur assez intense, les jaunes et rouges,
an contraire, ont une valeur correspondant presque
(I blanc. C'est au point que la figure du person-
e ne se distingue -pas du fond jaune, sur le^
quel se détache Mais les traits, dessins, qui so
autres épreuve!
On voit, d'à] trois épreuves i le dessin com] qui manque da
e complètent si bien quel'oa est conduite iderpoiirquoi,dans un aussigrand nombre s, on use encore du dessin exécuté à la ur la préparation des planches, pierres ou iropres aux impressions polychromes, st pas tout que le dessin, il faut encore entre les diverses intensités du modelé îchromes, une corrélation telle que la auon repérée des trois couleurs conduise à ulu. ,
îons que l'on veuille réaliser cette pondé- 1 travaillant sur les épreuves mêmes par tènuation de certaines valeurs et de renit d'autres parties; la besogne ne laisse i'être délicate, môme pour un sujet d'une é telle que celui qui nous sert d'exemple, le la sélection photographique, qui nous a mis de compléter le dessin proprement . vient aussi en aide pour fournir les morespondant à chaque ton de l'original.
imen comparé des trois monochromes va irouver.
ius doivent être Imprimés avec la pierre
îhé correspondant aux radiations rouges.
Un n'a qu'à voir en bleu l'épreuve fitj-. 3 pour
s'en rendre compte.
, Le ciel qui est jaune, la chevelure et les lleura sont rouges, le globe de feu également rouge >nl blancs. Le chemin est noir, il correspond à
Si
un bleu intense ; la verdure qui forme la prairie et le feuillage ont une intensité moyenne, la robe a une valeur à peu près semblable à cause du bleu qui a servi à lui donner un effet de pourpre.
Quant aux plis et aux dessins de la robe, ils se traduisent par du blanc, parce qu'ils sont d'un rouge pur.
Donc, en imprimant ce cliché tel quel, c'està-dire avec les valeurs purement photographiques, on aura exactement tout le bleu de Toriginal, non seulement à l'état de bleu pur, mais aussi de bleu mélangé à du rouge et à du jaune pour former la couleur pourpre et la couleur verte.
Le cliché des radiations bleues est celui qu'il faut employer pour produire le monochrome du jaune. En effet, l'épreuve fig. 1, qui correspond à ces radiations, doit nous montrer en jaune tout ce qui s'y trouve indiqué par du noir.
Le ciel est noir, donc il sera jaune; les feuillages sont noirs, donc ils seront jaunes; la robe sera également jaune et cette couleur, combinée avec le rouge du troisième monochrome, donnera le vermillon nécessaire.
. La verdure de la prairie y est grise, c'est que la teinte verte du sujet n'est pas d'un vert très accentué, elle est plutôt d'un bleu vert et c'est ce qui fait qu'elle a impressionné assez fortement la plaque sensible.
Quant aux bleus purs, ils sont rendus par di
«mi^
wsBoaem
blanc, ainsi qu'on le voit dans le chemin et dans toutes les branches d'arbres.
Le troisième et dernier monochrome, celui du rouge,serafourniparleclichédesradiationsjaunes.
L'épreuve yî^f, 2 le prouve; tout ce qui s'y trouve noir sera rouge au même degré. Le ciel est teinté, il restera de même ; le chemin et la prairie également, à très peu près ; la robe est d'un noir presque absolu, donc elle sera complètement rouge, ainsi que les fleurs et les cheveux.
Les verts seuls laisseraient à désirer, ils ont trop peu impressionné la plaque, c'est-à-dire qu'ils seraient trop rouges, mais il est très facile de remédier à cette défectuosité à l'aide d'une très légère retouche que tout le monde saurait faire, iet d'ailleurs il est possible en perfectionnant les plaques sensibles elles-mêmes d'arriver à l'impression des radiations vertes au degré voulu.
On voit donc, d'après ce qui vient d'être dit, que la sélection photographique conduit à l'obtention approximativement complète, quant au dessin et au modelé, des trois monochromes propres à la reproduction d'une polychromie originale.
D'ailleurs, ainsi que nous allons l'expliquer plus loin, on peut améliorer le rendu des trois monochromes sans avoir à procéder toujours par voie de retouche manuelle.
■OTEN D'EXËCDTBR L£5 TROIS KÊG&TIFS MONOCHROKES.
Le Chapitre précédent a eu pour objet de dé .trer que la Photographie pouvait être d'une grande utilité pour le triage des couleurs d'u: jet original. 11 s'agit maintenant de Ûxer les r générales des opérations photographiques pf à ces reproductions spéciales.
On sait que les trois couleurs du spectre pei pratiquement suffire pour reproduire, apj.
malivemenl, une polychromie quelconque. ( nous pardonne les précautions oratoires que croyons devoir prendre au début de ce petit T. Nous savons qu'il est, parmi les écrivains et ■ rimentateui's photographes, des personnes pc à être plus affirmatives que nous, et à dét que les trois couleurs doivent donner tous les possibles et, par suite, conduire à la réalis de copies exactes des originaux colorés.
Tl se pourrait qu'elles eussent raison si le t