DEVELOPPEMENT
Beaucoup de formules ont été publiées pour les dosages des produits employés dans les révélateurs alcalins. Les unes indiquent l'emploi de l'ammoniaque pure en dissolution dans l'eau ; d'autres le proscrivent et indiquent le carbonate d'ammoniaque. Il en est de même du mode opératoire.
Plusieurs praticiens commencent le développement avec l'acide pyrogallique, qu'ils additionnent d'une solution de carbonate d'ammoniaque. D'autres opèrent en sens inverse.
Ces variations s'expliquent par la difficulté d'obtenir, par une seule opération, les détails et l'intensité nécessaires à un bon cliché.
On a reproché au développement alcalin de ne donner le plus souvent que des images superficielles n'ayant pas de profondeur.
Il ne faut pas rechercher la cause dans l'alcalinité, mais plutôt dans la nature de la surface impressionnée.
L'ammoniaque, qui est l'agent énergique du développement, agit très-promptement, et c'est, en effet, sur la partie extérieure de l'image que se révèle tout d'abord son action, soit
que l'addition de l'acide pyrogallique ait précédé ou suivi son introduction dans ]e bain révélateur. L'image sera d'autant plus superficielle que la résistance de la couche impressionnée sera plus forte à se laisser pénétrer par le révélateur.
On comprend donc l'importance qu'il y a à rendre cette couche aussi perméable que possible, car plus elle le sera et plus les nuances du cliché seront fidèlement reproduites.
De là cette conséquence naturelle, qu'il faut proportionner la force du développement à la nature de la surface impressionnée.
L'avantage de cette méthode est d'obtenir des couches qui, tout en conservant une grande transparence, donnent des clichés très-harmonieux, parce que l'image, au lieu d'être à la surface, se trouve dans l'épaisseur de la couche sensible.