‹ Photographie par émulsion sèche au bromure d'argent purChapitre 17 sur 27 · DEVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

DEVELOPPEMENT

Beaucoup de formules ont été publiées pour les dosages des produits employés dans les révélateurs alcalins. Les unes indiquent l'emploi de l'ammoniaque pure en dissolution dans l'eau ; d'autres le proscrivent et indiquent le carbonate d'ammoniaque. Il en est de même du mode opératoire.

Plusieurs praticiens commencent le développement avec l'acide pyrogallique, qu'ils additionnent d'une solution de carbonate d'ammoniaque. D'autres opèrent en sens inverse.

Ces variations s'expliquent par la difficulté d'obtenir, par une seule opération, les détails et l'intensité nécessaires à un bon cliché.

On a reproché au développement alcalin de ne donner le plus souvent que des images superficielles n'ayant pas de profondeur.

Il ne faut pas rechercher la cause dans l'alcalinité, mais plutôt dans la nature de la surface impressionnée.

L'ammoniaque, qui est l'agent énergique du développement, agit très-promptement, et c'est, en effet, sur la partie extérieure de l'image que se révèle tout d'abord son action, soit

que l'addition de Tacide pyrogaliique ait précédé ou suivi son introduction dans le bain révélateur. L'image sera d'autant plus superficielle que la résistance delà couche impressionnée sera plus forte à se laisser pénétrer par le révélateur.

On comprend donc l'importance qu'il y a à rendre cette couche aussi perméable que possible, car plus elle le sera et plus les nuances du cliché seront fidèlement reproduites.

De là cette conséquence naturelle, qu'il faut proportionner la force du développement à la nature de la surface impressionnée.

L'avantage de cette méthode est d'obtenir des couches qui, tout en conservant une grande transparence, donnent des clichés très-harmonieux, parce que l'image, au lieu d'être à la surface, se trouve dans l'épaisseur de la couche sensible.

FORMULES DU RÉVÉLATEUB.

Eau distillée looo***

Sesquicarbonate d'ammoniaque ao*^

Bromure de potassium o8%4o

Alcool absolu loo"

Acide pyrogaliique lo'*"

Le choix du carbonate d'ammoniaque est d'une grande importance : il doit être en cristaux durs et translucides. S'il était effleuri, il faudrait le rejeter, car il serait décomposé et passé à l'état de bicarbonate. Dans ces conditions, le révéla-

teui* n'aurait aucune action; en dissolution, la décomposition n'est plus à craindre.

TjR solution alcoolique d'acide pyrogallique se consente très-longtemps ; il est utile de la filtrer.

'Avant de procéder au développement, on versera dans une

ciivette la quantité nécessaire du n** 1 pour que la glace se

troix^e complètement immergée, puis, dans un tube gradué,

on inesurera de 3 à 6*^*^ de la solution n** 2, selon la grandeur

dix cliché. On placera le tube à la portée de la main et à côté

cle la cuvette.

Au moment de développer, la glace sera mouillée à plusieurs reprises avec de l'alcool rectifié à 36°, puis égouttée et lavée jusqu'à ce que l'eau coule à la surface sans laisser d'apparence graisseuse ; elle sera égouttée de nouveau et plongée dans la cuvette immédiatement après avoir mélangé la quantité d'acide pyrogallique contenue dans le tube.

Si le temps de pose a été exact, l'image apparaîtra en quelques secondes. On doit examiner le cliché en transparence, et quand tous les détails se sont révélés, même faiblement, il faut, sans attendre, ajouter le mélange renforçateur; il est formé par les trois solutions suivantes :

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