‹ Photographie par émulsion sèche au bromure d'argent purChapitre 20 sur 27 · TRANSPORT DES CLICHÉS · texte numérisé non relu

TRANSPORT DES CLICHÉS

Pour les tirages par le procédé dit au charbon^ il est nécessaire que les clichés soient retournés. Il est indispensable, pour que cette opération se fasse avec sécurité, que les glaces, avant d'être collodionnées, soient passées au talc ; car, en négligeant celte précaution, on s'expose à perdre des clichés que souvent on ne pourrait remplacer. M. Jeanrenaud, si habile dans les tirages au charbon, remplace les frictions au talc par une immersion des clichés dans une solution étendue d'acide chlorhydrique.

Eau 100***^

Acide chlorhydrique ^«^

Le cliché est lavé et séché, puis on reverse à plusieifrs reprises la solution suivante :

Alcool à 4o** '35*^'^

Eau 20*=*

Acide chlorhydrique 5*^*

On laisse sécher de nouveau, mais cette fois sans lavage.

Ce procédé pourra être appliqué dans certaines circonstanceSy mais nous préférons Tusage du talc; nous croyons qu avec ce dernier moyen les causes d'accidents sont beaucoup plus rares.

Quelle que soit la méthode suivie, on commence par coller sur les bords du cliché une petite bande de bristol ou de carton très-mince, de la largeur d'environ 3°*™.

D'autre part, on prépare dans une capsule ou dans un vase pouvant être chauffé au bain-marie 20^ de belle gélatine blanche que l'on coupe en morceaux. On versera dessus 100**^ d'eau. La gélatine absorbant de l'eau se gonflera et sa dissolution sur le J)ain-marie se fera en quelques instants. La gélatine dissoute, on y ajoutera, en remuant avec une baguette en verre, de 3 à 4*^*^ de glycérine pure ; quand le mélange sera bien intime, on ajoutera encore, ainsi que l'indique M. Jeanrenaud, ^o'^^ d'une solution d'alun à 2^^ d'alun pour 100^^ d'eau. Quelques opérateurs indiquent l'emploi de l'alun de chrome ; nous pensons qu'avec ce sel la proportion devrait être plus faible.

La gélatine chaude doit être passée à travers un linge fin et dans un vase que l'on aura échaudé, afin que la solution reste fluide. Ce vase devra être muni d'un bec dont on rétrécira l'ouverture de manière que le liquide ne s'écoule que par un filet.

Pour gélatiner les clichés, nous nous servons avec avantage

d'un châssis destiné à préparer des feuilles au charbon. C'est un cadre en bois dans lequel est ajustée une glace forte ; ce cadre est muni de trois vis calantes. La glace, mise de niveau, sert de support, sur lequel sont placés les clichés pour laisser prendre la gélatine.

Tout étant disposé, on chauffe légèrement le cliché; on peut le placer quelques instants sur la vapeur d'eau, la face en dessous. La condensation qui se fait sert de conducteur et la gélatine coule plus facilement. La quantité de gélatine à verser sur le cliché dépend naturellement de l'épaisseur qu'on désire avoir. La couche doit être aussi mince que possible pour les clichés qui doivent tirer des deux côtés. Après avoir bien égalisé la gélatine, on placera les clichés sur la glace mise de niveau et, après peu d*instants, ils pourront être placés verticalement. Quand la gélatine est complètement sèche, nous la recouvrons de coUodioiï contenant une petite proportion d'huile de ricin, soit :

Collodion normal à i , 5o pour i oo de coton .... i oo* * Huile de ricin. 3'*^

L'addition de cette dernière couche a pour but de protéger la gélatine de Thumidité qu'elle pourrait absorber. Il ne reste plus qu'à détacher la pellicule en coupant les bords du cliché.

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