DU COLLODION 10DURÉ
riences comparatives nous ont prouvé la supériorité de Péther ioduré sur tous les alcoolats , quel que soit , d'ailleurs, Fiodure employé. Aujourd'hui surtout que l'alcool de betterave a pris la place de l'esprit de vin , le collodion préparé à l'alcool ne peut rester neutre; il rougit bientôt, et se décompose sous l'action des acides sorbique, malique, etc., que renferment les alcools de fécules.
Centim. cubes.
Collodion normal 30
Élher à 62° 30
Éther ioduré 30
Il y a lieu de faire ici les mêmes remarques que pour les précédentes formules.
La température influant sur les liqueurs génératrices, ce dosage ne peut être considéré comme rigoureux. On pourra, si l'on destine le collodion à des positifs directs, diminuer la quantité d'éther ioduré, afin que le collodion, moins sensible, soit dans les conditions voulues pour ce genre d'épreuves.
Le bain d'argent n'a pas à redouter la différence des bases des iodures divers qui sont entrés dans la composition des collodions qu'il a sensibilisés.
L'opérateur peut donc passer impunément d'un collodion à un autre, sans être obligé de changer son bain d'argent.
On peut également faire du collodion ioduré sans avoir recours aux solutions déjà faites en introduisant dans un flacon les substances suivantes :
Agitez, et laissez déposer. Filtrez seulement 24 heures après.
Quant aux moyens d'obtenir une fluidité convenable et une ioduration à point, comme il est impossible de déterminer au juste le titre plus ou moins élevé de l'alcool et de l'éther, et la qualité plus ou moins soluble du coton, il faut, plus encore que lorsqu'il procède par les solutions, que l'opérateur agisse avec intelligence, en tenant compte de toutes pes particularités.
En réponse à ceux qui s'imaginent que la qualité du collodion dépend du nombre des iodures employés à son ioduration,nous présentons une cinquième formule, que nous avons souvent employée, et qui. si elle ne surpasse point les précédentes, leur est au moins égale, et mérite, à tous égards, d'avoir sa place dans une nomenclature sérieuse et complète de tous les procédés utiles.
Coton soluble
Elher
Alcool à 40"
Iodure de cadmium Bromure de id....
4 gr. ou 1 1/2 60 c. cubes.
t gr.
DU COLLOD10N IODUUÉ
Elheràbr.. Alcool à 40°.
Coton soluble
100 c. cubes.
2 gr. l/i
lodure d'ammoniaque id. de cadmium., id. de zinc
Agitez ce mélange, et laissez reposer ± ou 3 jours; puis, filtrez. Ce collodion se conserve en bon élat pendant plusieurs mois.
Les collodions provenant des diverses formules que nous venons de donner, sont également propres à la photographie paysagère, c'est-à-dire à celle qui, ayant lieu loin du laboratoire, demande une mise en œuvre toute particulière, et une modification spéciale dans l'état de l'iodure. Les divers procédés employés pour obtenir de bons résultats dans ces conditions, soilt ap- - pelés photographie au collodionsec, quoique, dans le nombre, il y en ait quelques-uns qui ne justifient pas cette appellation.
Les trois procédés de ce genre qui nous semblait jusqu'ici mériter la préférence, sont : l'hydromélile, le procédé Taupenot et le tannin. Les autres ne sont que des modifications plus ou moins malheureuses, qui, au lieu de perfectionner la grande question du collo-
PHÉPA HATIONS 203
diou sec, ne sont que des embarras nouveaux pour l'opérateur.
Certains auteurs ont proposé jusqu'à dix variantes du procédé Taupenot seulement, croyant sans doute par là, exciter rémulatiôn des opérateurs, et* les engager dans cette voie.
Nous croyons fermement qu'il n'y a rien à ajouter ni à retrancher au procédé de ce savant photographe. C'est bien en pure perte que nous avons essayé, pour en avoir le cœur net, les modifications qui pleuvaient à une certaine époque, et qu'on a eu le grand tort de recueillir, et le tort plus grand de publier et même de ecommander. La plus singulière de toutes est celle-ci, que nous donnons comme échantillon de ses concurrentes :
Gélatine dissoute au bain-marie, iodurée, brômurée, filtrée, maintenue chaude, et servant à laver une glace recouverte de collodion non ioduré. Après avoir laissé sécher celte glace, à l'abri de la poussière, et nettoyé
l'envers, la sensibiliser, laver, sécher, etc Suivent
les indications données pour le développement de Pimage. On a seulement négligé de dire si l'épreuve avait réussi. C'est un détail.
Quand un collodion est dans toutes les conditions et selon toutes les lois de la photogénie, il donne
d'aussi bons résultats à l'état sec qu'à l'état humide. Il n'y a donc pas lieu, pour nous, k cet article des collodions iodurés, de donner la formule d'un collodion spécial. Le manuel opératoire fera connaître in extenso la méthode à suivre pour les procédés Taupenot, à rhydromélite et au tannin.
Bain d'argent négatif
Eau distillée 400 gr.
Nitrate d'argent 6
Laissez dissoudre, et ajoutez ensuite, 5 grammes k peu prés de collodion ioduré (1).
Chaque fois que vous aurez sensibilisé une dizaine de glaces normales, ajoutez à ce bain environ :
50 grammes d'eau
Et 3 1/2 d'azotate d'argent.
de telle sorte que vous ayez toujours dans votre cuti) L'addition du collodion dans le bain d'argent a pour but de lui donner immédiatement les qualités qu'il ne pourrait acquérir qu'après la sensibilisation de sept à huit glaces. *Un bain neuf, un bain neutre, donnent quelquefois un cliché voilé, noirâtre ; mais, quelquefois aussi, le bain neuf donne un résultat superbe. On peut donc se dispenser d'abord de l'addition du collodion, on y aura recours si le bain ne fonctionne pas régulièrement.
vette une assez grande quantité de liquide pour couvrir constamment la glace, alors même que vous ne l'agiteriez pas. On peut tout aussi bien employer le nitrate cristallisé que le nitrate fondu.
Bain pour le positif direct
Eau distillée 100 gr.
Azotate d'argent 10
lodure d'ammoniaque 1
L'eau de source ordinaire peut être employée à défaut d'eau distillée, pourvu, toutefois, que cette eau soit pure et non calcaire. Si elle contient quelques chlorures, et que la solution blanchisse, on filtre de nouveau. Avec cette précaution , on n'a rien à craindre pour les opérations ultérieures ; on en est quitte pour la perte d'un gramme environ de nitrate d'argent précipité à l'état de chlorure d'argent.
Agent* révélateurs
Sulfate de proloxide de fer. 5 gr.
Eau distillée 400
Cette solution ne varie pas dans ses résultats entre 3 et 10 p. % nous regardons comme un progrès l'emploi de ce réactif sans acide végétal ou minéral. L'ad-
dition des acides et do l'alcool donne presque toujours quelques taches, que la solution simple ne produit jamais.
Le sel ferrugineux deCurmer, réduit en poudre impalpable, remplace avantageusement le sulfate de fer. Il doit aussi être employé sans mélange d'acides. La solution se trouble d'abord , mais en moins d'un quart d'heure elle devient claire , et peut servir sans être liltrée.
La proportion est de :
Eau \ ,000 gr.
Sel ferrugineux iO
H est inutile d'ajouter une solution d'argent à ces réactifs; ils amènent très-rarement l'épreuve à point; il vaut mieux continuer le développement à l'acide pyrogallique et au nitrate d'argent. Lorsqu'on opère dans les jours sombres ou dans de mauvaises conditions de lumière, ces solutions sont préférables à l'acide pyrogallique.
SOLUTION D'ACIDE PYROGALLIQUE
Eau JOOgr. 1
Acide pyrogallique \ gr. 5 \ re solution.
Acide acétique 3 c. c. )
Ce dosage constitue une solution véritablement nor-
maie , puisqu'il convient également pour les jours chauds et pour les jours tempérés ; pendant l'hiver, il suffit de l'addition d'eau, en quantité égale, au moment de l'employer.