PREMIÈRE OPÉRATION
DÉCAPER LA GLACE.
La glace neuve ou en service doit être lavée d'abord à grande eau, puis posée de champ sur une feuille de papier buvard. Lorsqu'elle est sèche, prenez un chiffon propre imbibé d'alcool ou d'ammoniaque et frottez-en également les deux côtés, puis essuyez fortement les épaisseurs de la glace, mettez-la sur la planchette. Tamisez un peu de craie sur la glace, mouillez un autre chiffon avec de l'alcool, et promenez-le pendant une minute sur cette face ; laissez sécher. Lorsque la craie étendue sur la glace est sèche, prenez le tampon n° 1, frottez la glace assez vivement; prenez le tampon n°2, et frottez de nouveau. Puis, enfin, avec un chiffon sec et propre, frottez légèrement afin d'enlever les dernières poussières produites par la craie; quatre ou cinq minutes suffisent pour rendre parfaitement propre la glace la plus difficile. — On peut se dispenser d'ammoniaque, et nous pensons qu'on peut, avec de l'alcool, de l'eau pure même, à défaut d'autre substance, obtenir une pureté complète.
Lorsque le tampon n° \ manque de craie, il faut en tamiser sur la glace et la tamponner, afin que le biauc
puisse sécher la glace ; le tampon n° 2 doit être à peu près sans blanc; on doit terminer avec la peau.
L'opération du polissage de la glace, quoique secondaire, a cependant son importance, puisque la sécheresse et la pureté de la glace sont une des conditions essentielles du succès.
Les clichés vernis doivent, avant tout, être débarrassés avec quelques gouttes d'ammoniaque pure. Il sulïit dupliquer deux glaces Tune sur l'autre, pendant quelques minutes, pour que l'ammoniaque produise tout son effet.
Le laboratoire doit être entièrement privé de lumière, ou éclairé seulement par un verre anti-photogénique ou par une bougie (1).
Objets et substances qui doivent garnir la planche du laboratoire, en commençant par la droite :
La boite à glaces, sur une grande élagère, à 0,95 du sol ;
(1) Nous avons dit pourquoi nous préférons la lumière artificielle. La flamme d'une bougie ne nuit pas à l'opération, et l'opérateur la <tt* rige, à son gré, sur tous les points particuliers qu'il veut surveUler; cela vaut beaucoup mieux que la lumière naturelle modifiée et rendue fauve et fausse, pour ainsi dire, en passant à travers les vitres jaunes qui plongent tous les objets dans la même couleur. Seulement, en se servant d'une bougie, l'opérateur doit être prudent, et se tenir loin de la lumière, en collodionnam.
U collodim, 1 sur une planche étagère à i 50
Le crochet et le pinceau, j du soj.
Un peu à gauche, la cuvette à bain, sur la planche éia-
gère à 0 95 du sol ;
A gauche de la cuvette, le châssis porte-glaces ;
A gauche du châssis, la fontaine à laver, dans l'angle formé par la rencontre des deux murs ;
Sous la fontaine, un baquet, plus bas que la planche;
Dans ce baquet, un pot en gulta percha pour l'hyposulfite ;
A gauche, et en retour d'équerre, une planche égouttoir , pour recevoir les clichés à sécher.
ha vase à pyrogallique se met dans un encjroit réservé, à côté de la fontaine, et au-dessus du châssis, avec les réactifs, sur une étagère étroite, à 30 centimètres environ au-dessus de celle qui supporte la eu* vette. Celle-ci peut contenir aussi les flacons de bains, les entonnoirs, du papier buvard et du papier Joseph.
Cette disposition matérielle n'a rien d'arbitraire ; elle résulte des besoins successifs de l'opérateur, et l'expérience seule peut la déterminer.
Avant de procéder à la deuxième opération, disposez tous les objets nécessaires à la production du négalif.
Filtrez le bain d'argent dans la cuvette; préparez le papier buvard -, décapez le vase à bec avec de l'acide nitrique, ou, au moins, lavez-le très- proprement ; en un mot, ayez sous la main tout ce qui doit courir à la prompte et facile exécution du cliché.
Donnez la première direction à la chambre ; agencez les rideaux, disposez les ombres et placez le modèle.