PAR RÉFLEXION 2H
ont conservé une grande transparence, le laisseront à découvert.
II résulte de ce fait que si, pour obtenir un bon négatif, l'opérateur a dû fyire subir au modèle une pose de iO secondes, l'image positive directe pourra être formée en moins de 5. — et que si, pour compléter l'image négative, l'action de l'agent continuateur a dû être prolongée, le contraire doit avoir lieu dans le procédé positif direct. Une multitude de petits moyens ont été imaginés pour obtenir de bons portraits positifs directs sur verre ou sur toile, — tels que : addition dans l'acide pyrogallique de deux ou trois gouttes d'acide nitrique et d'argent; — addition, dans le même bain révélateur, d'hyposulfite de soude, etc. — Tous ces moyens ont leur valeur relative, assurément; mais, quel que soit le procédé employé, il faut toujours que l'exposition soit relativement courte. Nous n'indiquerons donc pas de formule de collodion pour positifs directs, celles que nous avons données étant très-bonnes, à la condition d'être modifiées, en ce sens que le collodion doit être moins chargé d'iodure.
Nous dirions volontiers, au risque d'avoir l'air de lancer un paradoxe photographique, que, dans ce procédé, ce sont les plus mauvais collodions qui donnent les meilleurs résultats. Collodions vieux, acides peu
DKS IMAGES POSITIVES
iodurés, deviennent excellents dans l'espèce. C'est même pour obtenir cet effet qu'on introduit, dans un collodion destiné à cet usage, quelques centigrammes de liqueur alcoolique d'iode, ou quelques centigrammes d'éther ou d'alcool brômé.
Tout collodion, quel qu'il soit, produit, nécessairement, une image amphitype (1) : négative par transmission, et positive par réflexion. Mais cette image est bien rarement également bonne sous ses deux aspects. Si cette image, vue par transmission, donne un négatif parfait, vue par réflexion, elle sera trop blanche comme positif. Si, au contraire, l'image est trèsrbelle par réflexion, elle donnera bien rarement un négatif dont on puisse attendre de bons positifs sur papier.
Il y a plusieurs moyens pour révéler l'image, nous les avons tous expérimentés, et nous n'avons pas, jusqu'ici, de raison péremptoire pour conseiller l'emploi d'un de ces moyens, à l'exclusion des autres.
En résumé, pour obtenir un positif direct parfait,
(1) Cette qualification d' amphitype a été donnée à l'image dès le début de la découverte ; elle est parfaitement motivée, non pas par le phénomène d'un positif direct, comme le dit un auteur, mais par le double aspect de la glace, qui donne toujours deux types, Pnn positif par réflexion et l'autre négatif par transmission. Quant au phénomène du positif double, il se produit à volonté. Il y avait déjà, à l'exposition de 1855, plus de cinquante portraits dus à ce procédé.