Orme (Coupe d'Ulmus campestris suberosà),— Le dé
veloppement delà couche subéreuse est analogue à celui du liège. Elle gagne assez fortement en épaisseur pour former une matière remarquable à la fois par sa légèreté et son élasticité. L'écorce de cette variété d'orme a une certaine analogie avec celle du chêne-liége, quoique dans des proportions plus limitées.
86. Coupe de Viburnum lantana. — Cette plante offre une exception à la règle générale dans la structure de son écorce : il y a absence complète de fibres dans le liber# Elle reproduit en cela le fait observé chez plusieurs espèces de groseilliers. Quelques anatomistes prétendent que les fibres qui caractérisent la zone libérienne peuvent se trouver non- seulement dans l'écorce, mais encore dans le bois.
87. Deux coupes : Lundia cordata et Platanm occidentale. — Deux constitutions opposées l'une à l'autre : la moelle est transparente dans Tune parce que le tissu cellulaire est peu compacte, tandis que dans l'autre, où elle est plus épaisse, elle se traduit par une opacité plus prononcée. Dans le platane on voit les rayons médullaires prendre naissance autour du polygone irrégulier formé de la moelle.
88. Coupe transversale de Sapin. — Les conifères n'offrent pas de vaisseaux dans leur intérieur. Le bois est formé exclusivement de fibres ou cellules allongées de prosenchyme, rangées presque toutes en une file longitudinale, sur les deux faces correspondantes aux rayons médullaire s. Au sein de chaque couche annuelle ces fibres
ont des parois minces, avec ce ntour à peu près carré, dans la portion plus interne qui s'est formée au printemps. Leurs parois sont au contraire de plus en plus épaisses, à mesure* qu'elles sont situées plus près de la limite externe de la couche.
89. Coupe transversale d'une tige de Maïs. — Dans les graminées le parenchyme vraiment médullaire qui forme sans mélange la portion centrale de la tige finit par dis* paraître, et laisse à sa place une cavité tubulaire qui rend ces tiges fistuleuses. A chaque niveau où naît une feuille, il existe une cloison transversale ferme. La bande annulaire, qui se recouvre d'elle-même sur l'épreuve, est la coupe de la feuille un peu au-dessus du point où elle se détache de la tige. Du côté opposé à son recouvrement, dans une encoche pratiquée dans la tige, se trouve Textrémité de la base de la feuille, la naissance de la feuille branchue.
90. Différentes coupes d'un fétu de paille. — Diverses tiges de chanvre coupées ont été introduites les une dans les autres. La structure de la tige ne présente ici que des faisceaux fibro-vasculaires épais qui se montrent de plus en plus gros, de la périphérie vers Je centre. La cavité centrale est interrompue à chaque nœud par une cloison solide horizontale. Les ponctuations qui se trouvent réparties de distance en distance sont des faisceaux fibro-vas • culaires qui ajoutent à la rigidité de la tige.
91. Coupe de Cordyline congesta,— Le Cordyline est un exemple d'exception dans la structure de la tige des Monocotylédons. Les bourgeons axiliaires avortant généra-
lement, la tige reste simple comme dans le palmier; mais
pour celui-ci il y a exception.
92 Coupe de Goree malee (bois des Indes). — Celui qui est rouge offre des caractères nettement tranchés de tissu fibreux, avec des vaisseaux. Quelques-uns sont divisés par des cloisons, s'étendant sur toute leur longueur. La moelle n'est presque pas visible ; les vaisseaux pénètrent jusqu'au centre de la tige.
93. Coupe transversale de Pleclocomia elongata. — Cette tige de monocotylédon est remarquable par la disposition en nœud des vaisceaux fibro-vasculaires. On ne trouve pas dans les monocotycolédonés les zones excentriques des dicotylédons ; on ne voit qu'une zone corticale peu épaisse toute cellulaire, et à l'intérieur un corps ligneux sans moelle centrale nettement définie. Ce corps diffère lui-même sous tous les rapports de celui des dicotylédons. Il se montre composé de faisceaux épars que le tissu cellulaire interposé réunit en une masse ligneuse continue.
94. Epiderme à poils de Deutzia gracilis. — La structure des poils qui tapissent fréquemment Tépiderme de certaines plantes devient quelquefois assez irrégulière ; leur forme se complique souvent de plusieurs branches qui portent elles-mêmes des poils. Mies du Deutzia sont à quatre, à cinq ou à un plus grand nombre de branches formant des étoiles. Elles adhèrent à l'épiderme au moyen d'un pédicule ou base.
95. Poils de l'épiderme de VAralia papyrifera. — Cette plante a une moelle qui, taillée en lames, est ce qu'on
Fig, 27. — Poils étoilés d'an pétale du Deutzia gracilis.
appelle improprement le papier de Riz. Les poils rameux et rayonnés sont formés d'une seule cellule. Il suffit de racler avec une feuille de papier la tige et les feuilles de cet arbre pour en avoir un grand nombre. L'épreuve montre quelques poils desséchés dont la pellicule cellulaire est déformée par suite d'absorption du liquide.
96. Epiderme de prêle (Equisetum). — Les cellules qui composent cet épiderme font régulièrement disposées : Elles offrent des lignes doubles de « stomates » et de « nodules. » Les stomates sont de petits appareils envisagés d'une manière diverse par plusieurs botanistes. Ce sont des vides laissés dans le tissu épidermique du cuticule, multipliés à l'infini. Tantôt considérés comme glandes, tantôt comme destinées à la respiration végétale, elles jouent un rôle important dans fês fonctions des feuilles.
97. Epiderme inférieur d'une feuille de buis (Buxus Sempervirens). — Les petites ponctuations qui le recouvrent
sont les stomates ; ici elles sont irrégulièrement réparties. Elles .n'existent qu'à l'épiderme inférieur des feuilles : l'épiderme supérieur en est généralement privé. Leur grandeur n'est que de quelques centièmes de millimètre. Les cellules qui les composent sont intimement unies entre elles.
98. Nervure de la feuille de buis. Les fibres et les vaisseaux qui sortent de la tige se séparent pour former des faisceaux qui constituent les nervures, et leur arrangement forme la nervation de la feuille. Elles se séparent en divergeant faiblement dès la base du limbe, se dirigent de là vers le sommet en restant droites et un peu arquées, également espacées entre elles à tous les niveaux, et émettant de leur côté de faibles ramifications. La nervure médiane ou la côte diminue d'épaisseyr à mesure qu'elle s'approche du sommet. Les nervures s'en écartent et finissent par s'anastomoser et de là résulte le réseau de très-petites mailles ressemblant à de la dentelle fine.
99. Pollen de Rose trémière. — • Le pollen est la poussière fécondante, qui se présente sur l'antbère. Les granules observées au microscope montrent cbacun une organisation remarquable. Ceux de la rose trémière sont sphériques et sont armés de pointes tout autour. Chaque plante offre des grains de pollen différents, quoique la majorité incline vers la forme spbérique.
100. Coupe d'agate. ■— L'observation microscopique des minéraux demande au préalable un rôdage à l'émeri, et la division en lamelles minces des pierres qui offrent des
Fig. 28. — Agate avec arborescence réduite en lamelle par rodage ?
caractères intéressants à examiner. L'agate présente des veines ou couches qui sont particulièrement remarquables par les tons que la coloration naturelle leur donne*
Fig. 29. — Infusoires divers, d'après des épreuves photographiques.