Aiguillon d'abeille
1 i. Palte de la mouche commune (Musca domeslica). — Plus petite que celle de l'abeille, sa terminaison est la même; elle est munie des mêmes appendices. C'est
avec cette petite ventouse que les mouches ont la faculté de marcher sur les glaces et autre surfaces verticales et unies , où leurs crochets ne pourraient pas trouver d'adhérence. On a cru à un moment qu'elles sécrétaient dans cette cavité un liquide gluant au moyen duquel elles collaient leurs pattes aux surfaces sans aucune aspérité; mais le défaut de traces apparentes après leur passage a détruit ce raisonnement.
15. Fragment d'aile de la mouche commune. — La constitution de l'aile de la mouche se compose d'une membrane très-mince en môme temps que très-résistante ; elle est tendue sur une sorte de charpente ferme., représentée par les nervures, qui s'étalent dans différentes directions pour procurer la plus grande solidité possible. La membrane est revêtue de poils ou petites pointes multipliées, inclinées dans la mémo direction descendante. La membrane de l'aile résiste à l'action des acides.
16. Partie d'aile de mouche détaillée. — Les poils sont rendus plus saillants ; il est à remarquer que leur répartition est loin d'être régulière et leur direction uniforme. Près des nervures, ils forment une arête sensible, et dans les milieux uniquement membraneux, ils sont répartis en sillons longitudinaux, parallèles aux nervures. Sur quelques points, ils sont dirigés dans le sens des courbures de la membrane ; c'est même le seul indice qui permette de juger de ces ondulations, qui autrement seraient invisibles sans le microscope.