MESURÉE, CALCULÉE
Au-dessous de 1.560. Shen te . 123,785 1,562 957 De 1,560 à 1,565. 9,799 108 107 (1).
1,566 à 1,591. . 99,565 1,095 1,070 1,592 à 1,617. 98,567 1,060 | 1,363 LOIS A A GARE ele OR EP EEE 660 1,614 1,505 AIGLE a 1 000 MAL ES Se ET AR a0 1,505 1 070 AA 600 SUN PANNES ere 1,585 1,365 DE 0 ADR ARE CRE à 93,044 1,024 1,070 TD A MTS 0 A Le SI 45,975 484 534 APE D SO Re" MEN 51,147 345 285 AD DE A MAIN EI ER EC à 12,995 155 140 TSD0 à ALAN LT RENE 6,553 | 70 70 HROG A AE TE te CRE 1,774 19 95 ASP var NT ARE et 500 6 8 LRTS OO PPS RAC Asie 975 5 5 Au-dessus de 4m,900 . : . . . . . 91 1 1 Miliciens. 911,087 10,000 10,000
(1) Ces nombres seraient, conformément à la dernière partie du tableau :
LES A LES AO UT 1 RSR LAON AN Ce 3 DALOUA C1 425. ee Du 8 LAS a HAL PM FOUUNES LADA 1407 Mt PAU LABS AN SIS. ER TT ANSRTAG DONNE oSs Te à”
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Aïnsi, le nombre des miliciens les plus petits, qui devrait être de 957 sur 10,000, est moyennement de 1,362; en sorte quon peut estimer que 400 hommes environ rabaissaient leur taille au-dessous de la taille exigée pour le service. D'une autre part, pour la hauteur moyenne mesurée, on compte 1,614 individus sur 10,000 ; ce nombre se trouve élevé un peu au-dessus de sa valeur aux dépens des deux nombres voisins : c'est-à-dire qu'on prend généralement, et à peu près sans mesure, une hauteur un peu plus grande ou un peu plus petite pour cette taille même. On juge à vue au lieu de mesurer. On voit cependant sans peine que la moyenne des Belges de 18 à 19 ans a une taille d'environ 1°,643, et que les individus plus grands et plus petits procèdent en nombre comme l'indique la figure ci-dessous : |
Tailles des Belges de 18 à 20 ans.
Im,335 1,387 Am,439 {m,591 1m,643 1m,695 Am,747 Am,799 A{m,851
Cette courbe est d’une forme extrêmement régulière, non-seulement pour les individus d’une hauteur normale, mais encore pour ceux qui se font remarquer par un excès
ou un défaut de taille, tels que les géants et les nains. Les irrégularités qu'on trouve dans les mesures données par les opérations sur la milice tiennent plus particulièrement. aux intérêts des individus inscrits, qui tendent à diminuer ou à augmenter leur taille par le désir de se soustraire au service, ou d'entrer dans des régiments exigeant une taille plus ou moins élevée. On voit, dès que l’on monte au delà de deux mètres ou qu'on descend au-dessous de 1*,20 à 1*,30, combien le nombre des individualités doit être rare : nous nen trouvons pas une seule sur 10,000 et l'on pourrait même dire sur un nombre beaucoup plus considérable d'individus. Cette régularité, ou plutôt cette unité dans l’ordre des grandeurs, est bien propre à exciter l’étonnement, et nous avons dû revenir jusqu à trois fois sur les mesures des hommes de tout un pays, pour pouvoir en déduire ces conclusions.
Aïnsi, dans üun pays d’une certaine étendue, la population de chaque âge forme un ensemble régulier qui, pour les tailles, présente la symétrie la plus frappante.
On conçoit sans peine, en effet, qu'il est insuffisant, dans l’état actuel de la science, de dire quelle est, dans un pays, la taille moyenne de l'homme, et de supposer que tous les autres hommes sont indépendants de cette moyenne, et ne présentent entre eux aucune loi de continuité. Cette loi existe et présente les propriétés les plus curieuses : les observateurs ne s'en sont point occupés jusqu'à ce jour, mais il suffit de la déterminer et d'en chercher les propriétés, pour se persuader que cette recherche est de l'intérêt scientifique le plus frappant : l'ensemble d'une nation prend un tout autre aspect.
Nous voyons, avant tout, que les termes extrêmes de la courbe, relativement aux nains et aux géants, ne présentent plus des êtres en quelque sorte miraculeux, mais qu'ils
arrivent naturellement dans la continuité que donne la nature. Ces êtres, bien moins nombreux sans doute, sont tout aussi nécessaires que l'individu de taille moyenne que l’on s'était borné à considérer jusqu'à présent, quand il s'agissait de recherches sur l'homme. |
Dans chaque pays, la taille de l'homme moyen varie, de même que ses limites : ainsi l'Anglais est généralement plus grand que l'Italien. Mais ces tailles moyennes, bien que plus nombreuses, ne sont pas les seules qu'on ait à considérer : les limites extrêmes, vers lesquelles se trouvent les géants et les nains, changent également. Il existe plus de chances de rencontrer les géants chez tel peuple et les nains chez tel autre. Les Patagons sont renommés pour donner des hommes d'une taille fort élevée; les Lapons, au contraire, pour avoir des individus d’une taille très-abaissée : ce sera plutôt vers ces peuples qu'il faudra se tourner, quand on cherchera des individus remarquables, dans l'humanité, par le défaut ou par l'excès de taille (1).
Nous laisserons à nos successeurs le soin d'examiner comment ces courbes diffèrent entre elles : non pour la forme, qui restera la même, mais pour la grandeur des ordonnées, qui représentent le nombre des tailles et pour les abscisses, qui représentent les âges. Si je pouvais indiquer par une figure la grandeur d’une population, la suivante pourrait nous en donner une idée. |
La première ligne d°a°b° figure les tailles des enfants naissants ; l'ordonnée 0°4° indique, paï sa hauteur, le nombre de ces enfants qui ont la taille moyenne : les ordonnées de droite et de gauche, c'est-à-dire les enfants plus ou moins grands qu'elles représentent, diminueraient à
(1) Ce sujet a été traité avec quelque développement dans notre ouvrage : Lettres sur la théorie des probabilités appliquées aux sciences morales et politiques. 1 vol. grand in-8°, pages 149 et suivantes. Brux., 1846.
mesure qu'on s'éloigne de cette moyenne; en d'autres termes, cette ligne serait la courbe des grandeurs pour l'enfant naissant, courbe que nous avons fait connaître déjà dans le volume précédent.
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