‹ Physicale socialeChapitre 5 sur 151 · ARRONDISSEMENTS. 11825. 182 | 1825.11826.| 1827. |MOYENNE · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENTS. 11825. 182 | 1825.11826.| 1827. |MOYENNE

Communes rurales. . . | 1,6325 | 1,6517 | 1,6343 | 1,6553 | 1,6296 Louvain . .':. . . . |1,6424 | 1,6549 | 1,6399 | 1,6460 | 1,6335 | Communes rurales. . . | 1,6296 | 1,6229 | 1,6090 | 1,6145 | 1,6127 Nivelles . . . : . . |1,6398 | 1,6446 | 1,6581 | 1,6384 | 1,6330 Communes rurales. . . | 1,6264 | 1,6260 | 1,6409 | 1,6431 | 1,6253 Villes . . . . | 1,6514 | 1,6478 | 1,6557 | 1,6497 | 1,6398 | Comm. rurales . | 1,6295 | 1,6269 | 1,6280 | 1,6309 | 1,6225

Moyennes annuelles

Moyenne générale.

Les moyennes de chaque année ont été prises sur 400 individus pour Bruxelles, et sur 150 pour Louvain et Nivelles. Celles des communes rurales sont déduites de 400 individus pour chaque arrondissement. Ainsi la moyenne générale, dans la province entière et à l'âge de 19 ans, résulte de 3,500 individus pour les villes et de 6,000 pour les campagnes.

On voit par les nombres précédents que l'habitant des villes est plus grand que celui des campagnes; en rangeant les villes et les communes d’après le degré de hauteur que l’homme y atteint dans sa dix-neuvième année, on a la succession suivante : Bruxelles, Nivelles, Louvain, les communes rurales de Bruxelles, de Nivelles, de Louvain. Malgré les différences que nous venons de remarquer, il pourrat se faire que l’homme, après son développement complet en hauteur, se trouvât aussi grand et peut-être plus grand dans les campagnes que dans les villes; ce fait tiendraït à une croissance plus lente d'un côté que de l’autre, à peu près comme nous l'avons vu à l'égard des deux sexes ; mais cette croissance s'arrête à des époques différentes, de sorte que dans les villes elle serait à peu près terminée, lorsque dans les campagnes elle serait encore loin d'avoir atteint son développement complet. Ces remarques rentrent assez bien dans les conclusions que M. Villermé a déduites de ses recherches sur la taille de l'homme en France. « La taille des hommes, dit ce savant, devient d'autant plus haute, et leur croissance s'achève d'autant plus vite que, toutes choses étant égales d’ailleurs, le pays est plus riche, l'aisance plus générale; que les logements, les vêtements et surtout la nourriture sont meilleurs, et que les peines, les fatigues, les privations éprouvées dans l'enfance et la jeunesse sont moins grandes, en d’autres termes, la misère, c’est-à-dire les circonstan-

ces qui laccompagnent, produit les petites tailles et retarde l’époque du développement complet du corps. »

Il est donc important de fixer soigneusement l'époque à laquelle la croissance se termine. J'ai fait, à cet égard, des recherches pour Bruxelles, et j'ai recueilli les nombres suivants dans les registres du gouvernement ; ils se rapportent à une grande levée qui eut lieu, 1l y a cinquante ans environ; Je les ai partagés en trois séries, et chaque série est prise sur 300 individus.

19 ans, 25 aus. 50 ans,

m m m 1,6630 1,6822 1,6834 1,6695 1,6735 1,6873 1,6620 1,6692 1,6817 Moyenne. 1,6648 1,6750 1,6841

On voit que la croissance de l'homme n'est pas entièrement terminée à 19 ans, pas même toujours à 29. Je regrette vivement que l'état des registres du gouvernement ne m'ait pas permis alors de faire de semblables recherches pour les communes; elles auraient pu nous apprendre Si la croissance dans les villes se termine plus rapidement que dansles campagnes, et si l'homme entièrement développé y est effectivement plus grand.

Quand on classe les 900 individus dont je viens de parler d'après l'ordre des grandeurs, on parvient aux résultats suivants :

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