‹ PhysiocratesChapitre 134 sur 157 · PERTE DE TEMPS ET DE TRAVAUX · texte numérisé non relu

PERTE DE TEMPS ET DE TRAVAUX

Cette perte est toujours nuisible à la reproduction, car la consommation la plus profitable au cultivateur est celle qui remet dans ses mains le prix que le consommateur paie de la denrée, avec le moins de diminution.

Plus la dépense du propriétaire fera de circuits pour arriver à la vente de première main des denrées, plus il y aura à payer de travaux de voiturages et de façons, pour approprier la production à la jouissance; et moins le cultivateur profitera de la dépense que le propriétaire fait pour jouir, et moins, par conséquent, il pourra multiplier les subsistances et les matières premières, qui sont la base de toute jouissance.

Il faut donc diminuer, autant qu'il est possible, sans nuire à la liberté, les dépenses en voiturages, façons et formes.

Tout payement de travaux intermédiaires est pris en dedans de la valeur des productions, et sur ce qui reviendrait au cultivateur, si l'on pouvait se passer de ces travaux ; parce que les moyens de payer du propriétaire, qui sont bornés par la quotité du revenu, décident ou du prix ou de la quantité des achats.

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