‹ PhysiocratesChapitre 138 sur 157 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Tout homme reçoit de la nature le droit de vivre, indispensablemeni lié au devoir de travailler.

Les hommes ne peuvent vivre que par le fruit de leurs travaux.

Le succès de leurs travaux dépend de leur union.

Ils ncsauraienl réussir h vivre, etsurtoula vivre heureux, que parlcur> succès mutuels.

L'inlénH de chacun est le morne que Tinlérél de tous. C'est ce qui constitue l'encuainrment di: tols les IiNtéréts humains.

Il faut distinguer entre Tintérét et le désir. Celui-ci peut être dépravé par Tlgnorance,^ui fait prédominer Tinstinctde la brute sur l'intelligence de rhommc

ÂBAEG£ DES PRINCIPES DE L'ÉCONOMIK POIJTIQLK. S8.Î L'intérêt du cultivateur

est sans contredit le mccèsde sop travail, dont dépend la subsistance; et cependant il ne saurait obtenir ce succès qu'il ne serve en même temps f intérêt du propriétaire, dont la part grossit en raison de ce succès. Llnlcrêt de la classe propriélaire dépend du succès futur du cultivateur, et ce succès futur dépend de sa force actuelle.

Si le propriéuire prend sui* la part du cultivateur, qui constitue sa force , il se ruine lui-même par anticipation.

L'adhérence de ces deux intérêts est aussi visible, aussi palpable d*un côté que de Fautre.

I^ classe stérile ne peut vivre que sur les dépenses de la classe productive et de la classe propriétaire.

Plus donc ces deux classes auront de quoi dépenser, plus la classe stérile aura de quoi vivre.

Ainsi

rintérét de la classe slérile est le môme que celui des deux autres. Cette classe profite en raison de ce que les travaux des premières classes, plus rapprochées de la production , étant tous remplis, la surabondance de la population parvient, à force d'Industrie, à fonder son patrimoine sur la surabondance de la production.

LE POINT FIXE d'LNITë d'iNTÉRÊT ENTRE LES HOMMES,

ou

Tinlérct

général et commun des trois classes qui composent la société, et celui

de chacun de leurs membres, est dansTintérét du cultivateur, et dans

ses succès.

C'est là cette grande unité d'intérêts qui associe tous les hommes entre eux par les rapports indispensables des droits et des devoirs, comme la génération et la faiblesse les unissent par les liens de la fraternité et des secours mutuels.

La connaissance de cette grande vérité, et de toute la série de se^ principes et de ses conséquences, est

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