‹ Physiologie (volume 2)Chapitre 127 sur 203 · Éléments de chimie minérale, p · texte numérisé non relu

Éléments de chimie minérale, p

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d Avant d'entrer dans l'exposé de mes propres recherches, je voudrais indiquer autant que possible quelle est, d'après les expériences antérieures, la toxicité relative des métaux alcalins.

Mais, pour que la comparaison soit irréprochable entre l’action physiologique de deux métaux, il faut n'envisager que les sels d’un même acide. Car, dans un sel qui contient un radical électro-négatif et un radical électro-positif, il peut exister des différences tenant à l’un ou à l’autre. Il est certain, par exemple, qu'un oxalate sera plus toxique qu'un acétate, et que les effets de l’iodure de sodium ne sont pas identiques à ceux du chlorure de sodium.

Comme on ne peut employer ni des sels insolubles, ni des sels où l'acide est plus ou moins toxique, comme les azotates, les bromures, etc., il n'existe guère, en définitive, que trois sortes de sels commodes pour l'étude physiologique; les acétates, les chlorures, les sulfates. Mais le sulfate de potasse est peu soluble, et, si l’on veut poursuivre ces recherches pour la série des métaux alcalino-terreux, on se heurte à de nombreuses difficultés, car les sulfates de baryum, de strontium, etc., sont insolubles.

Pour cette cause, le choix ne peut être fait qu'entre les acétates et les chlorures. J’ai préféré ces derniers sels, car ils se prêtent plus facilement à la purification et à l'analyse: en outre, ils sont bien plus stables que les acétates, et ils ne se décomposent pas dans l’économie.

J'ai pensé qu'il était utile de rapporter le poids du métal

au poids de l'animal mis en expérience. En outre, comme les animaux à sang chaud et les animaux à sang froid ont des propriétés physiologiques tout à fait différentes, il sera bon “de séparer complètement les expériences faites sur les gre-

mate *

nouilles et animaux à sang froid, et les expériences faites sur des animaux à sang chaud.

Relativement au chlorure de potassium, les expériences de MM. Rincer et Murrezc' nous montrent que le chlorure de potassium”, à la dose de 1 gramme pour 46985, à paralysé complètement une grenouille en 25 minutes, soit à la dose de 0,308 de métal par kilogramme du poids de l'animal. Ce chiffre ne représente probablement pas le minimum de la dose toxique, car les auteurs se sont préoccupés seulement, dans ce travail que nous citons, de la persistance plus ou moins longue de lirritabilité musculaire après l’'empoisonnement par le potassium.

MM. Auserr et Deux ont fait un travail important pour déterminer la dose toxique du chlorure de potassium et de quelques autres sels du même métal. Leurs nombreuses expériences, faites sur des chiens, les ont conduits aux résultats M suivants que nous reproduisons intégralement.

DOSE TOXIQUE DU SEL DOSE TOXIQUE DU MÉTAL SELS DE POTASSIUNM. par kilosramme par kilogramme

du poids de l'animal 1, du poids de l'animal.

Chlorure. . ; 1,36 à 1,06 0,715 à 0,560 SULIATE MERS CEE 1,30 à 1,09 0,600 à 0,410

Azotate 2,18 à 1,58 0,829 à 0,640 Phosphate. . . 2,10 à 2,45 0,180 à 0,702 Acétate 1,60 à 4,37 0,640 à 0,550

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