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Par M. Charles Richet
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Le jour où les professeurs de la Faculté de médecine de Paris m'ont fait le grand honneur de me désigner pour la chaire de physiologie, le but de ma vie a été atteint. Je vous promets ici — et c’est un engagement presque solennel que je prends devant vous tous — de consacrer ma vie entière à l’enseignement et à la science.
Je ne me dissimule pas que ma tâche sera difficile. Voici à peu près un siècle que la Faculté de médecine de Paris a été constituée telle qu’elle est aujourd'hui. Or, les professeurs
4. Cette lecon inaugurale ne rentre évidemment pas dans le cadre des mémoires de physiologie contenant des expériences nouvelles et des faits expérimentaux. J'ai cru cependant devoir la faire paraître dans les Travaux du Laboratoire de physiologie; car elle indique assez exactement quelles sont mes tendances et mes opinions. Peut-être les trouvera-t-on peu orthodoxes; mais je ne crois pas qu'il y ait d'orthodoxie en matière scientifique. L'union de plus en plus étroite de la physiologie et de la médecine s'affirme chaque jour, et j'ai pensé qu'on avait le droit de l'affirmer, quelle que fût pour cette affirmation la forme adoptée, mème celle d’une lecon inaugurale qui s'adresse plutôt à des élèves qu'à des maitres. Enfin, il m'a paru juste de reproduire ce que je disais de J. Béclard, mon éminent prédécesseur à la chaire de physiologie de la Faculté de médecine de Paris.