PERTE DE POIDS DES HIBERNANTS
(ValenLin, Moleschott's Untersuch., \H'M, t. I", p. 206.)
Durée Perte
ilu par kilogramme
jeûne. et par heure.
jours. gramme.
Marmotte 146 0,098
Hérisson. oO 0,204
Moyenne des marmottes et des
DEUX hérissons 0,187
1. Dans uae curieuse expérience, Valentin a mis une marmotte dans l'air humide.
Le premier jour, elle pesait ;j9G grammes. Elle a dormi quinze jours sans interruption; le quinzième jour, elle pesait ;J96,6;j, soit un gain de 0,65; soit, par kilogramme et par heure, 0,003.
Une autre marmotte a dormi quinze jours sans inten-uption et a passé de 833,70 à 834,10, soit un gain de 0,4; soit, par kilogramme et par heure, + 0,0014.
Mais, dans l'air sec, une nouvelle marmotte a passé de .'J89,55 à 570, dO en dix jours; cl une deuxième marmotte, de 807,97 à 803,65 en dix jours. Soit, perte par kilogramme et par heure : l^t^, 0,137; 2e, 0,021.
J'ai fait beaucoup d'expériences sur la perte de poids; j'ai comparé les grands et les petits animaux, et j'ai constaté, ce qui n'avait pas été indiqué par d'autres observateurs, que la fonction de déshydratation est en rapport direct avec la taille de l'animal.
Il s'agit là, je crois, d'une des plus grandes lois de L physiologie comparée : toutes les fonctions, dans leur activité et clans leur intensité, sont déterminées par la taille de l'cmimal.
Prenons un petit cobaye de 50 grammes. Il perd par kilogramme 11 grammes par heure. Mais un cobaye de 150 grammes perd 5 grammes par kilogramme. Un lapin de 2 kilogrammes perd 1^'',5. Yous voyez que la proportion est bien nette, puisqu'un lapin de 2 kilogrammes perd 23 fois moins que le cobaye de 150 grammes.
Est-ce que cela était imprévu? Nullement. On pouvait le prévoir d'après le rythme respiratoire.