TOME II. J
nombre des respirations, tant elles sont nombreuses. Il y a donc proportionnalité entre le rythme respiratoire et la taille, comme entre la déshydratation et la taille.
Pourquoi voyons-nous cette différence entre les animaux de taille différente ? Pourquoi cette loi si étonnante ? Pourquoi la respiration du lapin est-elle dix fois plus active que celle du bœuf? C'est parce que les petits animaux ont, relativement à leur volume, une quantité plus grande de chaleur adonner, car le rapport de la surface au volume est d'autant plus grand que le volume est plus petit. Prenez cent petites sphères pesant en tout un kilogramme, elles auront une surface totale beaucoup plus grande que la surface d'une grande sphère de un kilogramme. On sait en effet que les surfaces augmentent proportionnellement au carré du rayon, tandis que les volumes augmentent proportionnellement au cube de ce môme rayon. L'accroissement des surfaces est donc beaucoup plus lent que l'accroissement des volumes. Or, plus un animal a de surface, plus il se refroidit, et l'animal offre d'autant plus de surface relativement à son volume, qu'il est plus petit. Les petits animaux ont donc pour ne pas se refroidir plus de chaleur à fournir que les grands.
Si l'on mesure la chaleur produite par différents animaux, et si l'on représente par 1 celle qu'a produite un lapin, celle qui est dégagée par le moineau sera de li, je suppose, et celle que dégage un cheval sera 0,4. Les petits moineaux produisent donc 100 fois plus de chaleur que les chevaux, 40 fois plus que les lapins. De même l'intensité de la respiration va de pair avec l'intensité de la déshydratation. La vie est plus active chez les petits animaux ; tout est jîIus intense chez eux, pour la perte en eau, comme pour la perte en CO^, parce qu'ils perdent plus de chaleur à la périphérie *.
Les tableaux suivants vont montrer ces faits. (Tous les chiffres se rapportent à un kilogramme de poids vif.)
1. DoNHOFF dit que les abcille.s ont déjà faim une lieurc api'ès avoir mangé.