Zeltsch.f. Biol., 1869, t. V p
poids est presque parallèle à la courbe thermique de l'animal en expérience. Supposons que 40° soit la température normale. Le second jour, la température est de 39°. A partir de ce jour, elle descend très lentement jusqu'à 38". Enfin, au moment de la mort, elle descend en quelques heures jusqu'à 34. et 33". La courbe qu'on peut tracer alors représente ces variations d'une manière très sensible; c'est une ligne brisée. Si la variation avait été régulière, elle serait représentée par une ligne droite joignant les deux points extrêmes.
En laissant de côté la période linale, nous constatons qu'il y a une première période, qui est une période de luxe^ période pendant laquelle il va une alimentation de luxe, unechaleurde luxe, unerespirationdeluxe.Ce que l'animal brûle, c'est le surplus de combustible qu'il avait dans son sang et dans ses tissus. Cette expression de luxe n'est pas tout à fait exacte, car il est indispensable, peut-être, à un bon état de santé de l'animal qu'il ait normalement une alimentation et une chaleur surabondantes.
En tout cas, nous constatons, les premiers jours, un abaissement de température qui est de quelques dixièmes de degré. Cet abaissement est bien plus considérable dans les deux premiers jours que dans les deux autres semaines qui suivent. Par conséquent, nous arrivons à cette conclusion, que c'est l'activité nerveuse qui détermine la période plus ou moins longue de l'inanition chez les animaux. S'ils ont une activité nerveuse et une combustion chimique interstitielle considérables, ils meurent vite. Si leur activité nerveuse est faible, ils sont longtemps à mourir.
11 faut alors comparer l'importance relative du système nerveux chez les grands animaux et chez les petits.
Supposons, en effet, le poids du corps égal à 100. Le poids du cerveau chez les différents animaux sera en rapport avec leur taille, c'est-à-dire que, plus l'animal est petit, plus son système nerveux sera volumineux. En effet, voici le poids du cerveau pour différents animaux :