‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 58 sur 168 · DIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE

Sang

Cerveau

Foip

Pancréas

Rate

Rein

Muscles

Cœui"

Intestin

Os

1. Dans les infections expérimentales, et les maladies chroniques qu'on iirovoque chez les animaux, la perte de poids est ^'raduelle, progressive, et peut être assez bien comparée à la perte de poids qui survient par le fait de l'inaaition. J"ai expérimenté sur un grand nombre de lapins et de chiens. En général, au moment de la mort, la perte de poids est de 25 à 28 pour 100; et sauf exception, quand la perte de poids atteint 25, toute chance de vie ou de guérison a disparu. .Jamais la perte n'atteint à 40. Mais j'ai vu quelques animaux tuberculeux mourir avec des pertes de 35 et même 38 pour 100 (dans un cas).

Ce qui frappe dans ce tableau, c'est la très grande analogie de l'une et l'autre colonne. Il faut donc conclure avec M. LuKJANOw que la teneur en eau des différents tissus change à peine par le fait de l'inanition.

En comparant le poids de ces organes inanitiés au poids des organes sains par rapport à la masse du corps, M. Lukja- Now conclut que le cerveau qui, à l'état normal, représente 0,66 du poids du corps, supposé égal à 100, chez un animal inanitié représente 0,99.

Ce qu'on peut traduire par le tableau suivant :

Pigeon normal Pigeou inanitié.

= ]00 gr. 100 gr.

Cœur. . .

Cerveau .

Rate. . .

Pancréas .

Os. . . .

Ainsi le cœur, le cerveau et les os ne subissent presque pas de changement de volume.

En somme, 40 p. 100 est la perte que l'animal peut subir sans mourir. Ce chiffre est légèrement modifiable, selon la quantité de graisse préexistante. En effet, c'est la graisse que l'inanition fait disparaître. Si l'on examine, tissu par tissu, organe par organe, un animal mort d'inanition, on trouve que la graisse a complètement disparu.

Tout le monde sait que les animaux soumis à l'inanition maigrissent. Cela est scientifiquement juste. La graisse diminue chez eux de 100 p. 100. Les muscles subissent aussi une réduction énorme. Ils diminuent de oO p. 100. Mais le poids du cerveau des animaux morts d'inanition n'a pas sensiblement diminué. C'est un fait certain, que toutes les expériences confirment. On le constate aussi bien chez les animaux hibernants que chez les enfants morts d'athrepsie '.

1. M. Ohlmuller [Zeitschrift fur Biologie, t. XVIII, 1882, p. 82) a montré

Chez les uns et les autres, toute la graisse a disparu; mais le cerveau n'a pas subi de dénutrition appréciable. Il est resté intact, par un privilège remarquable, au milieu de l'émaciation de tous les tissus. Mais, au moment oii l'émaciation générale est telle que l'amaigrissement doit porter sur la graisse phosphorée du système nerveux, le cerveau s'altère, et l'animal meurt.

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