‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 106 sur 210 · Vallin. Archives de médecine, VIe série, 1S72, p · texte numérisé non relu

Vallin. Archives de médecine, VIe série, 1S72, p

3. Ch. Richet. Bull, de la Soc. de biol., séance du 9 août 1884,p.5S0.

RYPERTHERMIE ET CHLORÀL. 335

Cl. Bernard a l'ail périr un grand nombre d'animaux par la chaleur; les résultats de ses expériences sont exposés dans sos Leçons sur la chaleur animale el résumés sous forme de propositions qu'il nous suffira de citer :

1° Les animaux ne peuvent vivre indéfiniment dans un milieu dont la température est plus élevée que celle de leur corps ;

2" La mort survient d'autant plus rapidement que l'animal ollïe une masse moins grande ;

3° A masse égale les animaux meurent d'autant plus vite que la température est plus élevée;

4° La chaleur humide est beaucoup plus rapidement mortelle que la chaleur sèche ; mais les animaux augmentent toujours de la même température ;

5° Les mammifères meurent vers 44°-45° ; les oiseaux, dont la température normale est de 45° environ, expirent lorsqu'ils ont atteint 48°-o0.

6° Quel que soit le mode d'administration de la chaleur, l'animal meurt lorsqu'il arrive à une limite fixe de température de 4 ou 5 degrés plus élevée que sa température normale.

7° La mort est due à l'arrêt du ventricule g;auche dont la chaleur coagule les fibres musculaires.

8° Chez les animaux à sang- froid, la limite de température mortelle paraît être de 37°-39°.

A la même époque, paraissait un travail fort remarquable de Vallin1, sur les causes de la mort dans l'hyperthermie; Vallin a fait deux séries d'expériences : les unes sur réchauffement général et progressif de l'organisme, les autres sur l'application locale de la chaleur. Les animaux qui ont servi aux premières étaient, soit placés dans une étuve (à 43° en moyenne), soit surtout exposés au soleil, en été; ils succombaient aux températures extrêmes déjà signalées (44°-45°); chez les animaux du second groupe, les centres nerveux

1. Vallin •< Rech. exper. sur les accidents prod. par la chaleur. » Arch.gcn. de méd., VIe série, t. XV, p. 129, 1870; 1871, p. 727; 1882, p. 73.

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étaient soûls surchauffés, et la mort, plus lente à se produire, et non fatale comme dans les cas précédents, ne survenait qu'à 41°, 50; les symptômes qu'amène l'élévation de la température et les lésions de l'autopsie sont notés avec beaucoup de soin; Vallin y joint plusieurs analyses des gaz du sang- : puis il expose et critique longuement les travaux de ses prédécesseurs, et, après avoir discuté les nombreuses et parfois singulières théories émises avant lui, arrive aux conclusions suivantes : « Il semble qu'on peut désormais ranger tous les cas en deux catégories; dans les uns, réchauffement est général, rapide, la température du sang s'élève à 4o°, et la mort a lieu par la coagulation du ventricule gauche; dans les autres, où réchauffement est plus lent et porte surtout sur les centres nerveux, la température du sang- ne s'élève que faiblement, et la mort semble reconnaître pour cause un trouble profond de l'innervation et consécutivement l'arrêt du cœur dans le relâchement, comme après l'excitation du pneumogastrique ».

P. Bert1 a constaté que chez les infusoires la température incompatible avec la vie oscille entre 36° et 40° C. ; il est arrivé à ce résultat à l'aide d'un procédé ingénieux qui consiste à introduire dans le rectum d'un animal à sang chaud, d'un chien par exemple, un tube de verre contenant un certain nombre de ces animaux.

Rosenthal2 a remarqué que, chez un animal retiré à temps d'un milieu surchauffé et abandonné ensuite à la température habituelle du laboratoire, la température tombe à 36° et audessous et demeure basse pendant plusieurs jours.

Je signalerai l'excellente thèse de Doréj, reprenant des expériences faites par Max Runge4, et étudiant l'action de l'hyperthermie sur les femelles en gestation.

1. P. Bert. Revue scientifitjue, 1872, 2e série, t. II, p. 1196.

2. Rosenthal. « Des refroidissements. » Revue scient., 1872, 2e série, t. I, p. 592.

3. Doré. Influence de l'hyperthermie sur les femelles en gestation. Thèse de Paris, 1883.

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