‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 108 sur 210 · RALLIÉ HE · texte numérisé non relu

RALLIÉ HE

Ch. Richet1 a en outre appelé le premier l'attention sur les effets toxiques du cbloral combiné à la chaleur et montré que des températures très élevées peuvent n'être pas mortelles, si, dès qu'elles sont atteintes, on laisse l'animal se refroidir de lui-même ou si on le refroidit artificiellement.

Bonnal2 a étudié les troubles physiologiques produits par la chaleur sèche et humide; comme ses expériences ont été faites exclusivement sur l'homme, nous en résumerons les conclusions, quelque contestables que certaines d'entre elles nous paraissent :

1° La vie est possible dans un milieu dont la température est plus élevée que celle de l'homme; la tolérance est plus grande dans un milieu sec que dans un milieu humide;

2° Un séjour dans ces milieux à température supérieure à celle de l'homme, amène constamment une perte de poids; celle-ci est en rapport direct avec la température et la durée du séjour; elle est du reste récupérée après un intervalle de 24 heures;

3° Les troubles physiologiques, plus intenses dans un milieu saturé, sont en rapport avec la température et la durée du séjour; ils apparaissent avant que l'hyperthermie soit établie, et commencent soit par la gêne de la respiration, soit par l'accélération du pouls ;

4° Le rôle de l'évaporation cutanée dans la résistance aux hautes températures paraît être à peu près nul (?) La mort est due à une lésion du système nerveux grand sympathique.

Il nous reste à parler d'un travail expérimental de Vincent3, dans lequel l'auteur a mis en œuvre toutes les ressources actuelles d'investigation pour expliquerla mort dans l'hyperthermie ; il a discuté les opinions de ses prédécesseurs, répété leurs expériences, et il en a fait lui-même un assez grand nombre

1. Ch. Riciiet. Bull, de la Soc. de Mol., 9 août 1884, p. 548 ; 31 juillet 188(i, p. 397.

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