‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 119 sur 210 · II AL LIE HE · texte numérisé non relu

II AL LIE HE

Poumons. — Plèvres vides; pas d'ecchymoses sous-pleurales; noyaux hémorrhagiques dans le lissu pulmonaire, très irrégulièrement répartis.

Diaphragme normal, non rigide.

Foie, rate et reins. — Fortement congestionnés.

Estomac. — Très dilaté.

Intestins. — Remplis de matières fécales dures ; muqueuse duodénale hyperhémiée ; pas de trace d'hémorrhagie.

Vessie. — Pleine d'un liquide clair et transparent.

Cerveau. — Sinus de la dure-mère gorgés de sang noir; vaisseaux de la pie-mère plus apparents qu'à l'état normal; hémisphères cérébraux, cervelet, bulbe et protubérance sains.

Expérience V. — (4 avril 1888.)

Chien adulte, de taille moyenne, pesant 12 k. 500. Muselé et attaché à 3 h. 45 ; T. = 39°,4o ; Resp. = 28. A 3 h. 50, électrisé ; à 4 h. 20, T. = 42 ; R. = 180. On arrête le courant et on enveloppe l'animal dans l'ouate : la température est maintenue une heure au-dessus de 42° avec maximum 42°, 90 et température moyenne 42°, 40; à oh. 20, l'animal est détache'; il revient assez rapidement à sa température normale.

Le chien peut marcher sans difficulté; il a perdu 500 grammes de son poids primitif; il |mange avec appétit et boit avec empressement, puis il se couche.

5 avril. — Animal vivant, bien portant, mais très craintif; il n'a pas uriné ni déféqué depuis l'expérience.

T. = 39°,25; R. = 24; Poids = I2kil,o00. Aucun accident ultérieur.

Expérience VT. — (5 avril \88$.)

Chien griffon adulte, de forte taille, pesant 21kil,500. Muselé et attaché à 2 h. 10. T. =39°,2; R.= 24.

Emmailloté dans l'ouate et électrisé ; maintenu deux heures au-dessus de 42° avec maximum de 43° et température moyenne de 42°, 50 ; perte de poids = 1 200 grammes.

L'animal, aussitôt détaché, se met à courir et mange avec avidité.

6 avril. — Chien très bien portant. T. = 39°, 40; poids = 20 kilogrammes. Aucun phénomène morbide dans la suite; il a servi à d'autres expériences.

HYPERTHERMIE ET CHLOHAL. 377

Expérience VIT. — (17 avril 1888.)

Chien bouledogue adulte, de taille moyenne, pesant 6kll,500; muselé el attaché à 2 h. '.:;. T. = 39°,45.

A 2 h. 50, enveloppé entièrement dans l'ouate, l'animal ne bouge ni ne se plaint, mais salive abondamment. On laisse monter la température à fc2°,50 et on la maintient entre 42° et 43° pendant deux beures. L'électricité n'a pas été employée, on s'est contenté d'enlever la muselière ou de la remettre selon qu'il fallait refroidir ou échauffer l'animal '.

A 6 beures le chien, revenu à sa température normale, est détaché ; perte de poids = 250 grammes; elle représente exactement la quantité de salive sécrétée et de vapeur d'eau exbalée par les poumons, l'animal n'ayant ni uriné ni déféqué pendant l'expérience.

Le cbien parait assez fatigué et ne peut se servir du membre postérieur droit, qu'il évite d'appuyer sur le sol; il ne veut ni manger ni boire et se couche.

Survie sans aucun accident.

Expérience VIII'. — (18 mai 1888.)

Cbien adulte, vigoureux, de taille moyenne, pesaut 10 kilogrammes, attaché et muselé à 9 h. 50.

9 b. oo, enveloppé dans l'ouate et éleclrisé. 10 h. 15, T. = 42 h. 15. Arrêt du courant.

L'animal est maintenu trois beures consécutives (de 10 b. 15 à 1. h. 15), entre 42° et 42", 60, avec température moyenne de 42°, 30.

heures.

1,15, on enlève l'ouate et la muselière. 1,20, T. = 41°,75.

L'animal détaché ne pèse plus que 9kil,500 ; il a donc perdu 500 grammes; il marche sans grande difficulté; son arrière-train est cependant affaibli; mais cet état n'est que passager. A 5 heures, le chien parait bien portant, il mange avec son appétit ordinaire ; T. = 38°, 50.

12 mai. — Animal vivant; pas de diarrhée dans la nuit ; pas de sang dans les matières fécales. T. =39°. Survie définitive sans accident.

1 . Un chien en hyperthermic, qui a 42° par exemple, et qui est muselé, ne peut faire que 150 à 180 inspirations en moyenne par minute; non muselé, il en ferait de 200 à 300 et se refroidirait par conséquent beaucoup plus vite; la muselière ralentit la polvpnée, en augmentant la pression de l'air inspiré et expiré. Voy. Ch. Richet. Arch. de physiologie, 1888, p. 206.

RALLIERE.

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