II. — L'hyperthermie est dangereuse non seulement par
1. Ch. Richet. Bull, de la Soc. de biol., 0 août 1884, p. 550.
HYPERTHERMIE ET C H LOUAI.. :<89
son intensité, niais par sa durée; à des degrés de température différents, elle peut être également mortelle; le temps nécessaire pour amener la mort est en raison inverse de l'élévation thermique.
III. — Les animaux échauffés et revenus ensuite à leur température normale ne sont pas, par ce fait môme, hors de danger; ils peuvent encore succomber, et, dans ces cas, la mort survient en hypothermie et dans les vingt-quatre heures qui suivent l'expérience; ce temps passé, la guérison est définitive.
IV. — Le chloral combiné à la chaleur est très toxique. Que la température soit très élevée et momentanée (de 43° à i'i . ou que, moins haute, elle dure plus longtemps, sans être dans aucun cas mortelle par elle-même, les effets sont identiques et très nets ; les animaux chloralisés meurent d'autant plus rapidement que l'élévation thermique a été plus grande. Après une période qui varie de quelques minutes à trente-six heures et pendant laquelle ils semblent guéris, ils sont pris d'attaques convulsives généralisées et succombent soit en hypothermie considérable (26°), soit à une température voisine de la normale (38°); la mort peut survenir sans être précédée de phénomènes convulsifs.
V. — Le chloral nous paraît contre-indiqué dans tous les cas d'hyperthermie intense ou d'état hyperthermique modéré, mais prolongé.
VI. — Il y a lieu de tenir compte de la température de l'organisme, dans la dose des médicaments.