‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 175 sur 210 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

point que, dans une expérience remarquable, il y a eu en trente-six minutes une ventilation totale de 41U,72 (pour une femme de 50 kilogrammes).

21° Chez un individu de 47 kilogrammes, prenant 269 grammes de carbone par jour, il y a eu élimination de 208 grammes de G par les poumons, soit 78 p. 100, excrétion par l'urine et les excréments de 26 grammes, soit 10 p. 100, et fixation de 3*j grammes par jour, soit 12 p. 100, ce qui correspond à une augmentation de poids quotidienne de 300 grammes. Avec 230 grammes de carbone dans l'alimentation, l'élimination par les poumons a été de 190 grammes, soit 82 p. 100, avec excrétion de 26 grammes, soit 12 p. 100, et une fixation de 14 grammes, soit 6 p. 100, laquelle correspond à une augmentation de poids quotidienne de 112 grammes.

22° Le travail musculaire est, de toutes les conditions physiologiques, celle qui modifie le plus les échanges respiratoires. Les chiffres peuvent être doublés, et même triplés, dans un travail énergique. Ce qui croît le plus, c'est la quantité de CO2 excrété. Le ()" absorbé croît aussi, mais un peu moins.

23° Avec un travail faible, la ventilation compense exactement l'excès dans la production de CO2, tandis que, avec un travail fort, la ventilation est insuffisante, et la proportion centésimale du CO2 de l'air expiré devient plus forte qu'à l'état normal.

24° Quand cette proportion atteint 4,*j p. 100, il y a essoufflement.

25° Un individu couché exhale moins de CO2 que s'il est assis, et, s'il est assis, moins que s'il est debout.

26° La ventilation se proportionne donc exactement au travail, et l'on peut évaluer à 11 litres d'air d'excédent un travail de 100 kilogrammètres.

27° Pendant le repos qui suit les contractions musculaires, il y a d'abord une ventilation plus active, par suite du CO2

ÉCHANGES RESPIRATOIRES CHEZ L'HOMME. j31

accumulé dans le sang", |>uis une ventilation diminuée, comme si les centres nerveux étaient épuisés et moins sensibles que pendant le repos à la stimulation du sang chargé de

28° Pour 100 kilogrammètres, nous absorbons 01U,300 d'oxygène en plus, et nous dégageons 0ut,400 de GO2 en plus.

29° En supposant que c'est, dans la contraction musculaire, du glycose qui brûle, nous trouvons que 0-r,800 de CO2 répondent à 800 kilogrammètres; par conséquent que le rendement réel est 1 9 du rendement théorique.

30° En faisant cette même hypothèse, et en prenant pour base non plus le CO2 produit, mais le O9 absorbé, nous trouvons une combustion répondant à 645 kilogrammètres, avec un rendement réel représentant 1/7 du rendement théorique. On peut donc supposer que le chiffre exact du rendement de la machine animale est compris entre ces deux limites de 1/7 et de 1/9.

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