‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 20 sur 210 · DURÉE DES PHÉNOMÈNES RÉFLEXES DANS L'ANÉMIE · texte numérisé non relu

DURÉE DES PHÉNOMÈNES RÉFLEXES DANS L'ANÉMIE

LIIEZ LES ANIMAUX A SANG FROID Par M. Charles Richet.

Quelques expériences ont été faites sur la durée des phénomènes réflexes chez les animaux à sang froid, alors que le cœur a été enlevé.

MM. Ringer el Murrëll1 ont trouvé qu'après la ligature de l'aorte sur des grenouilles, ligature qui entraîne l'anémie générale, et après l'ablation du cœur, l'action réflexe diminue très rapidement, au bout de quelques minutes, et que l'abolition de toute fonction nerveuse, réflexe ou volontaire, survient après un temps variable, soit, suivant la saison, 28, 27, 46, 42, 59, 74, 100 minutes.

M. Anrep2 a répété ces expériences et les a confirmées. Mais il n'a pas pris soin de noter exactement la température des animaux en expérience.

1. « Action of potash salts » [Journal of physiology, t. I, p. 72). •1. a Aortenunterbindung beim Frosch » {Centralblalt fur med. Wiss., 1879, p. 915).

lit) CHARLES H ICI! ET.

Sur les grenouilles, j'ai cherché à voir quelle était la persistance des réflexes après l'anémie, suivant la température. J'ai vu, comme MM. Ringer el Murrell, que l'ablation du cœur, avec une hémorrhagie abondante, ne faisait pas grande différence avec la ligature du cœur.

Température.

Durée des réflexes.

degrés-

plus de ISO minutes.

Cœur lié.

— ISO —

Cœur coupé.

Cœur lié.

Cœur coupé.

Cœur arrêté par

l'ac. sulfurique.

Cœur lié.

Cœur coupé.

Cœur arrêté par l'ac. sulfurique.

Cœur coupé.

Cœur lié.

Cœur coupé.

J'ai voulu aussi faire cette expérience sur les poissons.

Pour faire cette constatation, j'ai considéré comme le moment de la mort définitive du système nerveux le moment où il n'y a plus de phénomènes réflexes. Chez les poissons, c'est l'extrémité de la queue qui est la partie la plus sensible aux réflexes. Quand le contact de la queue ne donne plus de mouvements réflexes, l'on peut regarder le système nerveux de l'animal comme définitivement mort.

Voici dans quel ordre se succèdent les phénomènes : il y a d'abord une série de respirations régulières; puis les respirations cessent; plus tard, il y a des respirations irrégulières, agoniques, séparées par un long- intervalle; puis l'animal se débat violemment. Après ces sortes de convulsions, toute respiration spontanée, tout mouvement spontané cessent; mais les réflexes persistent encore quelque temps ; les respi-

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