Elle a été construite par MM. Richard frères
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stylo inscrit alors tous les déplacements du fléau sur un cylindre rotatif, mû par un mouvement d'horlogerie. Toute oscillation du Qéau se traduira sur le papier quadrillé qui entoure le cylindre.
Par suite de la disposition du centre de gravité de la balance, le déplacement du fléau est exactement proportionnel à la différence des poids placés dans l'un et l'autre plateau, et l'angle d'inclinaison est fonction du poids.
Mais, pour avoir des résultats comparables, un dispositif nouveau était nécessaire. En effet, dans nos expériences, nous avons des animaux de poids très différent, entre lesquels, par suite de l'énorme différence de poids brut, toute comparaison est impossible. 11 faut évidemment que les courbes obtenues se rapportent toutes à un même poids d'animal vivant. Voici le moyen que j'ai employé :
Remarquons d'abord qu'une balance quelconque est, pour un même poids, d'autant plus sensible que le poids total à peser est moins considérable. Il fallait que la balance pesât toujours un seul et même poids, ne comportant que de minimes différences. A cet effet, il y a dans un des plateaux une tare qui reste invariable (6 kilogs dans mes expériences); dans l'autre plateau, celui où est l'animal, est toute une série de poids qu'on diminue ou qu'on augmente selon le poids de l'animal, jusqu'à ce qu'on soit arrivé à l'identité de poids dans les deux plateaux. Ainsi, dans un des plateaux est un poids K qui est constant, et dans l'autre plateau un poids égal à K composé de la somme A ctB, A étant, je suppose, le poids de l'animal, et B étant le poids complémentaire qui, avec A, fait un poids égal à K.
Quant à la proportionnalité entre le poids de ranimai et la sensibilité de la balance, voici comment elle est obtenue. En arrière de la balance, il y a une tige supportant un plateau. Ce plateau est au-dessous du centre de gravité de la balance. Par conséquent, la sensibilité est d'autant moindre que le poids placé dans ce petit plateau est plus grand. Ainsi, en
plaçant des poids de plus en plus grands dans ce plateau, on rend de plus en plus faible la sensibilité de l'appareil.
Cela posé, voici comment on procède. Quand il n'y a aucun poids dans le petit plateau, la sensibilité est maximum. Je suppose alors qu'on place dans la balance un animal pesant 1 kilogramme. La courbe obtenue se rapportera à un animal de 1 kilogramme. C'est le poids que nous prendrons pour unité. Mais, si nous avons un animal de 2 kilogrammes, il faudra une sensibilité deux fois moindre. Or la balance est construite de telle sorte que, pour cbaque 100 grammes en excédent de 1 kilogramme que pèse l'animal, il faut ajouter au petit plateau un poids de 10 grammes. Il s'ensuit que, pour un animal de 2 kilogrammes, il faudra ajouter au petit plateau un poids de 100 grammes. Cela diminuera de moitié la sensibilité de l'appareil, et la courbe obtenue par 2 kilogrammes d'animal aura une valeur deux fois moindre que la courbe de 1 kilogramme. Pour un animal de 3 kilogrammes, il aurait fallu ajouter un poids de 200 grammes, et ainsi de suite1.
1. Les chiffres suivants indiqueront la marche de l'expérience et le réglage de l'appareil.
La balance ayant dans chaque plateau un poids fixe de 6 kilogrammes, nous avons les séries suivantes, exprimées en millimètres du papier inscripteur pour un poids de 10 grammes, ajouté aux 6 kilogrammes.
L'élément variable, c'est le poids ajouté au plateau supplémentaire central, poids qui diminue la sensibilité.