DURÉE MOYENNE DE LA VIE
EN .TOURS
Au-dessus de 26 de 16 à 20 de 16 à 11 de 10 à 6
de 6 à 1,1
Au-dessous de 1,1
Mort immédiate.
Mort en quelques heures.
Mort en deux jours.
Mort en dix jours.
Tantôt survie, tantôt mort en
14 jours. Mortalité : 4.5 p. 100.
Survie.
Ainsi, sur les lapins, comme sur les chiens, la survie moyenne, pour des doses modérées [qui déterminent l'intoxication chronique, est de 12 à 14 jours.
A l'autopsie on ne trouve pas, chez les lapins morts d'intoxication chronique, les hémorragies intestinales et la congestion péritonéale qui sont si intenses sur les chiens. Au contraire, les intestins sont pâles, comme lavés, et l'aspect de l'animal, très amaigri, est celui des lapins morts d'inanition.
On remarquera que, si la dose de 20 milligrammes tue immédiatement les lapins, et qu'elle "ne tue pas les chiens, ce n'est pas à cause d'une différence dans Faction même du poison, c'est parce que le cœur du chien et le cœur du lapin ont des réactions très dijEïérentes. Les ganglions cardiaques du lapin sont donc beaucoup plus sensibles en général à l'action des poisons que les ganglions cardiaques du chien.
Enfin, s'il y a survie de quelques lapins aux doses de 5 milligrammes, il y a survie après les mêmes doses sur les chiens jeunes, de sorte que, tout compte fait, la similitude est très grande entre les effets de la toxine sur les lapins et les chiens.
Expériences sur les cobayes.
Cobayes.
DOSES DE CRÉPITINE
NUMÉROS
EN MILLIGE. PAR KILOGR
SURVIE EN JOURS
Survie.
Mort rapide.
Survie.
Survie.
Survie.
Survie.
Survie.
Survie.
Survie.
Mort rapide.
Survie.
Survie.
Survie.
Survie.
L'interprétation de ces chiffres est assez délicate.
Nous pouvons d'abord éliminer les cobayes n°* 8 et 29, qui sont morts en moins de 24 heures, probablement par suite d'un traumatisme intestinal ou vasculaire quelconque. {L'autopsie n'a pas été faite.)
Nous avons alors trois séries :
A. Dose supérieure à 31. Tous morts.
B. Dose inférieure à 0,5. Survie de tous.
Reste alors la série la plus nombreuse, entre 31 et 0,5, dans laquelle il y a tantôt mort, tantôt survie.
Or tout de suite on note ce fait paradoxal que la mortalité n'est pas du tout proportionnelle à la dose toxique. Les cobayes ayant reçu de 10 à 34 milligrammes ont survécu, tandis qu'entre 7 et 2,3 milligrammes la mortalité a été de 50 p. 100, et qu'entre 1,7 et 0,5 milligrammes elle a été de 70 p. 100.
Le tableau suivant indique ces faits.
NOMBRE