D — RECHERCHE DE LA THALASSINE DANS LES MÉDUSES
La recherche de la thalassine dans les Géryons, petites méduses à ombelles gélatineuses dont la consistance rappelle à peu près celle du cartilage, peut être effectuée de la même façon que dans les Actinies et en appliquant les mêmes principes.
Ces animaux sont conservés depuis le lieu de pêche jusqu'au laboratoire dans l'alcool. On décante l’alcool et on broie la masse avec de l’eau et une petite quantité de chaux. Ce broyage se pratique très facilement et il ne reste comme résidu que quelques membranes. Les liquides de broyage et l'alcool sont alors réunis et évaporés dans le vide jusqu’à ce | qu'ils laissent déposer une certaine quantité de sels. On ajoute un peu d'alcool et on filtre. Une nouvelle évaporation nous débarrasse de cet alcool et l’on obtient finalement un liquide jaunâtre légèrement alcalin, riche encore en sel marin.
U VI. — Basset de 9K5,500, ne manifeste après injection de ce liquide que quelques vagues effets difficiles à caractériser. Il tousse et éternue quelque peu et semble très excité. La quantité de liquide représentait environ 25 grammes de méduses, injectés progressivement dans l’organisme.
U VII. — Fox de 7*£,800, recoit environ du méme liquide, la quantité correspondante à 15 grammes de méduses sans présenter aucun symptôme.
U VII. — Terrier de 11%6,200 reçoit une quantité correspondante à 50 grammes de méduses; les effets sont très faibles et des plus douteux.
U IX. — Griffon de 8 kilog., reçoit alors du liquide aqueux de méduses n'ayant subi aucun traitement, c’est-à-dire le liquide provenant de l’expression de ces animaux et simplement filtré.
On observe des démangeaisons très faibles. Le phénomène semble probable, mais il est impossible de l’affirmer.
En résumé, il semble qu'il existe des produits urticants chez les Géryons, mais ces produits sont en quantité beaucoup plus faible que dans les Actinies, ou bien leur activité est incomparablement moindre.