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TOME VI

inhérentes à cet état pathologique particulier serait donc, d’après cette expérience, de 40 à 50 p. 100 de l’alimentation normale.

La troisième expérience, faite en hiver, donne des résultats certainement moins nets. Nous voyons cependant que les calories ingérées par les chiens ayant succombé sont de beaucoup inférieures à la moyenne normale.

Elles sont au contraire sensiblement supérieures, quand on considère l'alimentation des chiens ayant survécu.

Pour les calories consommées nous voyons les moyennes se maintenir aux environs de la moyenne normale : l’indication de la suralimentation ne paraît pas manifeste comme dans l'expérience précédente.

Au contraire, dans la série de printemps nous observons les mêmes faits que dans l’expérience If. Quant aux calories ingérées, les chiens morts ont une moyenne inférieure à la moyenne 15,7; les chiens survivants atteignent presque le double de cette moyenne.

La quantité de calories consommées, quoique un peu faible quand il s’agit des chiens morts, est cependant très supérieure à la moyenne 15,7 et oscille autour de 20 calories par dmq., soit 33 p. 100 de l'alimentation de l'animal normal.

En résumé, nous pouvons donc dire que le chien tuberculeux consomme une quantité de calories plus élevée que le chien normal. Cette quantité représente la suralimentation que l’on est conduit à appliquer dans le traitement de cette maladie et, c’est, croyons-nous, la démonstration expérimentale de la nécessité de cette suralimentation.

Les chiffres que nous avons obtenus nous permettent de dire que ces besoins sont probablement variables avec la saison, qu'ils sont maxima en été et qu'ils atteignent alors 50 p. 100 des besoins normaux; qu'au printemps ils ne représentent plus que 33 p. 100; qu'en hiver enfin ils dépassent à peine les combustions normales, très élevées en raison mème de la température plus basse.

Action des aliments sur l'évolution de la tuberculose. — Si nous résumons l'influence de la nature des alimentations,

ALIMENTATION

nous arrivons au tableau suivant :

Viande crue avec ou sans graisse.

Viande à 60°.

Viande cuite avec ou

ET TUBERCULOSE

Viande cuite

sans graisse. avec pain. Pâtée.

PR MEET DR de surviv. morts. sur viv.

ÉHE, . , . . pra Lune 0 0 . 0 HAver . . . . 6 È ( 3 3 2 ( E:

Printemps. . n 3 0 0 2 l 1 0 12 10 à 6 ù 2 4 5 survie survie survie survie 60 p. 100 25 p. 100 44, p.. 100 51 p. 100

Nous ne pouvons pas conclure d’après ces chiffres à la nécessité d'une alimentation plutôt que d’une autre. Cependant nous voyons que, d’une part, la viande crue et la viande cuite associée à des hydrates de carbone paraissent exercer une action réparatrice ; la mortalité est relativement faible pour les chiens soumis à cette alimentation; elle est au contraire très élevée pour les chiens nourris à la viande cuite seule ou associée avec des graisses, alimentation qui ne paraît nullement favorable à la guérison de la tuberculose.

Durée de survie. — Si nous considérons les différentes séries d'animaux en expérience, nous voyons que la survie pour les chiens qui ont succombé à été pour les différentes alimentations et aux différentes saisons :

Viande cuite avec où Sans graisse.

Viande crue avec ou sans graisse.

Viande à 60°.

Viande cuite avec graisse. Pâtée.

SÉRIE D'ÉTÉ

jours DEV... > OÙ Coukryana. . 95

jours Hyderabad . 45 Rama. . . . 40

SÉRIE D'HIVER

jours

Néron, 20

jours Aricie. «+ 0 Abner . . .« .60 Agamemnon. 51

Djaggernal . 25 Assuérus. . 59 MIS: 4 : 20 Burrius : «+ 10

Thésée . . . 60 Théramène.. 60 Andromaque. 20 Achille . … +80 Hippolyte . . #5

Viande crue Viande cuite Viande cuite avec ou Sans graisse. avec ou sans graisse. et pain. Pâtée.

Viande à 60°.

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