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peu près la même quantité d'oxygène par minute, mais que, le trouvant à une tension de plus en plus faible, il doit, pour main tenir constante la quantité nécessaire, en prendre une quantitt de plus en plus forte pour 100 centimètres cubes d’air ; la colonnt d'intensité absolue des échanges par minute montre l'égalité sensible de cette intensité à toutes les altitudes et prouve ce fait. Ainsi se rétablit l'équilibre que l’on pourrait croire rompu pa l'examen du débit respiratoire réel.
« 3° L’intensité absolue des échanges respiratoires mesurés pen. dant nne minute reste la même à toutes les altitudes (jusqu à 3.500 mètres au moins). Ce fait résulte des deux proposition: précédentes.
«4° Le débit respiratoire apparent, c'est-à-dire mesuré à la pres sion barométriqne et à la température du milieu dans lequel le sujet respire, varie peu ou a tendance à diminuer dans les deux expériences quand l'altitude s'accroît. Il est certain qu'il n'augmente pas.
«5° La colonne de quotient respiratoire montre que ce quotieni a varié en sens inverse de la marche qu'il aurait dû suivre si l'a. cide carbonique exhalé obéissait aux lois de la dissolution des gaz. Donc, jusqu'à 3.500 mètres d'altitude, l'exhalaison d'acide carbonique par le poumon n’est pas influencée par les variations de la pression.
« Ce fait est confirmé par l’analyse du gaz. »
ilest intéressant de rappeler ici les conclusions d'Hallion el Tissot concernant la teneur en gaz du sang. Jusqu'à 3.500 mètres l'oxygène et l'acide carbonique contenus dans le sang échappent aux lois de la dissolution des gaz. Seul l'azote dissous diminue régulièrement avec l'altitude. Pour l'oxygène et l’acide carbonique, leur quantité totale augmente dans le sang avec l'altitude
pi! {y + Û x [Y : Û Ces travaux montrent que, jusqu'à 3.500 mètres au moins, l'or.
ganisme lutte contre la diminution de pression, partant contre le moindre apport d'oxygène, par une meilleure utilisation du gaz qui lui est fourni. Il n‘y a donc à invoquer à cette altitude ni l'accélération des mouvements respiratoires ni leur amplitude pour expliquer ces phénomènes. On peut comparer les aéronautes, à 3.500 mètres, aux habitants des hautes régions de l'Amérique du Sud. On ne signale chez eux ni accélération du rythme de la respiration ni distension de la cage thoracique supérieure à la normale. Les habitants des plaines ne modifient pas non plus le nombre et le volume de leurs inspirations lorsqu'ils se rendent sur les hauteurs. Il n'y a, chez eux, comme chez les aéronautes, qu'un emploi plus complet de l’air inspiré ; l’accommodation s’effectue très rapidement, quelque rapide que soit la montée du ballon, et aucun trouble n'apparaît du fait de ce brusque changement dans l’équilibre du corps.
Remarquons d’ailleurs que le champ des investigations d'Hallion et Tissot est limité à 3.500 mètres ; jusqu'à cette hauteur, la quantité absolue d'oxygène contenue dans l’air est encore élevée : c’est seulement à 5.000 mètres que la proportion d'oxygène n'est que la moitié de celle existant au niveau de la mer, pour un même volume.L’'accommodationest donc encore facile et la teneur en oxygène des alvéoles pulmonaires dépasse suffisamment la quantité de ce gaz nécessaire à la nutrition. Mais quand la pression diminue encore, la tension d'oxygène devient très faible, et la compensation ne se fait plus également.
Ces expériences permettent seulement de conclure à l’absence de troubles physiologiques jusqu’à 4.000 mètres : il est inutile, lorsqu'on ne dépasse pas cette altitude, de respirer de l'oxygène pur. D'ailleurs les aéronautes qui sont montés à de très grandes hauteurs ont signalé ce fait. Dans le concours d'altitude de 1900,
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M. dela Vaulx note qu'à 4.000 mètres il commence à respirer di l'oxygène bien qu'il n’en ait encore aucun besoin.
Nous comparerons les résultats des expériences en ballon : ceux que l’on a obtenus sur les hautes montagnes ou pendant unc ascension fatigante. Vallot indique en 1903, à l'Académie des Sciences, les modifications que subit la respiration par suite dé l'ascension et de l’acclimatement à l'altitude du Mont-Blanc. Il examiné des sujets menant la vie active ordinaire et il a recueill 123 autodéterminations complètes des éléments physiques de I respiration et 21 effectuées sur un de ses compagnons. Le matériel des expériences comprenait un compteur à gaz et une valvule de Muller. Les inspirations se faisaient par la bouche. Chaque expérience durait 15 minutes précédéés d’un repos pendant ur temps au moins égal.
Vallot a constaté chaque fois une variation diurne considérable, du volume d'air inspiré ; cette variation, étroitement liée at repos, pouvait atteindre habituellement le quart du volume total Après chaque repos, il enregistrait une brusque augmentation suivie d’une diminution égale,mais plus lente dans sa production.
À la suite des ascensions, le volume d'air inspiré était très modifié. Vallot notait à la fois l'augmentation des inspirations et leur amplitude supérieure.Sur lui-même,il a reconnu, pendant la première semaine,un nombre d’inspirations augmenté, mais avec une amplitude demeurée égale. Dans la deuxième semaine il y avait au contraire un chiffre d'inspiration stationnaire, mais un développement de chacune d'elles.
Après deux journées d'ascension il se produisait, le premier jour, une augmentation de 15 pour 100 d'inspirations, puis, les deux jours suivants,une petite diminution de 7 pour 400.Ce ralentissement des inspirations, que ne compensait pas encore l'am. plitude supérieure de chacune d’elles,amenait l’apparition du mal
des montagnes:Celui-ci cessait d’ailleurs le troisième jour, quand augmentait le volume de l'air inspiré. Cette augmentation continuait régulièrement jusqu'à la fin du séjour,et atteignait 30 pour 100 dès la fin de la seconde semaine.
D'autre part, à cette altitude, la densité de l’air était inférieure de 33 pour 100 à celle du niveau de la mer : la quantité absolue, obtenue en ramenant les chiffres à 0 et à la pression de 760 millimètres de Hg,s'abaissait de 23 pour 100 le premier jour,malgré le plus grand nombre d’inspirations ; elle atteignait 29 pour 100 les jours suivants,puis se modifiait ensuite,et la différence avec la normale n était plus que de 14 pour 100 le quinzième jour. Ainsi se réalisait, peu à peu, l’acclimatement que les expérimentateurs constatèrent après compensation d'un chiffre supérieur d'une moitié, à celui de 33 pour 100 perdu en arrivant.
Les expériences montrent clairement la différence considérable existant entre l'ascension en ballon et l'escalade d’une montagne. Dans le premier cas, la montée est très rapide et se produit sans fatigue. Dans le second cas,il faut tenir compte d'abord du grand effort musculaire nécessaire pour dépasser l'altitude de 4.000 mètres, d'où l’accélération des inspirations au début, puis de la vie active que menaient les expérimentateurs pendant les journées suivantes. L'intérêt de ce fait s'accroît lorsqu'on songe à la production si tardive du mal en ballon, en regard du mal des montagnes que Vallot déclare avoir ressenti après son arrivée.
Cet écart, déjà considérable, entre les phénomènes respiratoires observés en ballon et dans une station d'altitude, s’agrandit encore lorsqu'on oppose aux observations précédentes, les résultats d'une montée rapide à pied. Hénocque à communiqué à la Société de Biologie une note sur les effets physiologiques de l'ascension à la tour Eiffel. Il a remarqué dans les montées à pied
la diminution de l’activité des échanges dans le cas d'essouffle-