‹ Physiologie des exercices du corps (volume 2)Chapitre 142 sur 183 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

l’automatisme dans l’e.nercice.

Mouvements qui s’exécutent sans l’interventiou du cerveau. Les animaux décapités. — Singulier spectacle imaginé par l’empereur Commode. — Organes qui fonctionnent automatiquement. — Les mouvements inconscients. — Iléle de ta moelle épinière.

Les conditions de l’automatisme dans l’exercice. — Influence du rythme : les mouvements cadencés. — Les airs dansants. — Influence de l’apprentissage. — Nécessité de l’absence d’elfortdans les mouvements automatiques. — Régularité des actes soumis à l’automatisme. Une observation personnelle : l’automatisme dans l’exercice de l’aviron. — Persistance des actes automatiques. La « mémoire » de la moelle épinière. — Comment se créent les allures. — Ténacité des premières habitudes musculaires. — La vitesse en escrime. — Les chevaux de course entraînés trop lentement.

Elfets de l’automastisme dans l’exercice. Économie d’iuflux nerveux volontaire. Le cerveau suppléé par la moelle épinière. — Repos des facultés jisychiques. — Sui)ériorité des exercices automatiques dans les cas de fatigue cérébrale.

Nous avons cherché montrer, dans le chapitre précédent, combien le cerveau et les facultés psychiques pouvaient prendre un rôle important dans les exercices corporels. Il nous reste à faire voir ici que le travail musculaire peut quelquefois s’exécuter, au contraire, à l’insu du cerveau et sans l’intervention de la volonté.

11 nous faut d’abord rappeler que le cerveau n’est pas indispensable à l’exécution de certains mouvements. La moelle épinière sullit, dans certains cas, pour actionner les muscles, car elle est un centre nerveux., et par conséquent un foyer d’activité motrice propre. Mais les mouvements dus en propre à l’action de la moelle épinière ont un caractère particulier ; ils sont involontaires. La volonté, en elïet, n’a d’action directe que sur les cellules du cerveau seulement et ne peut mettre en jeu l’activité propre de la moelle. Celle-ci ne peut entrer en action (lue par effet reftexe.

Üans les mouvements réflexes, la volonté n’est plus l’excitant

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