LA MEILLEURE GYMNASTIQUE POUR LES ÉCOLIERS
Ces indications sont pourtant très formelles et très nettes, et peuvent en quelques mots se formuler ainsi;
Toutes les fois que la médication par l’exercice a pour but d’exciter vivement les centres nerveux et de faire travailler le cerveau, les exercices difficiles doivent être préférés aux exercices automatiques.
Les exercices faciles , instinctifs , ou ceux qui soM devenus familiers au sujet par un apprentissage antérieur, ceux, en un mot, qui peuvent être exécutés automatiquement sans nécessiter aucun effort soutenu d’attention, conviennent, au contraire, aux sujets dont il faut ménager le cerveau, tout en fatiguant les muscles.
Qu’on ordonne l’escrime , la gymnastique avec appareils et l’équitation de haute école à tous les désœuvrés de l’esprit dont le cerveau languit faute d’action. L’effort de volonté et le travail de coordination que ces exercices nécessitent donneront aux cellules cérébrales engourdies une excitation salutaire. Mais à l’enfant surmené par le travail des livres, à celui dont les centres nerveux se congestionnent sous l’effort intellectuel persistant dû à la préparation d’un concours , à celui-là il faut prescrire les longues marches, l’exercice si facilement appris de l’aviron, et, faute de mieux, les vieux jeux français de « saute-mouton » et des « barres », les poursuites, la course, tout, enfin, plutôt que les exercices savants et la gymnastique acrobatique.