LA CHALEUR ANIMALE
Par Ch. RICHET Professeur a la Faculté de médecine de Paris.
1 vol. in-8° avec 47 graphiques dans le texte, cart. à l’anglaise. . . 6 fr.
L’auteur s’est proposé de déterminer les lois principales qui dominent la physiologie des êtres vivants. Il justifie la théorie do Lavoisier, que la vie est une fonction chimique : les phénomènes de chaleur dont les êtres vivants sont le siège, sont phénomènes physico-chimiques. Tout phénomène est accompagné do chaleur ; il y a en outre production d’énergie mécanique et mouvement. La loi de la conservation s’applique aux animaux comme aux matières brutes. La production de la chaleur influe sur la température de l’animal.
M. Richet arrive ainsi à la classification des êtres en deux groupes : les êtres à tom-
Eérature invariable et les êtres à température variable ; il l’oppose à, celle des vertérés et invertébrés. L’auteur établit on dernier lieu le rapport existant entre les actions chimiques interstitielles et la surface extérieure de l’être. Plus l’animal est petit, plus il y a d’échanges chimiques actifs, plus son cerveau est volumineux. En dernière analyse, le système nerveux apparaît comme agent essentiel de la chaleur animale : c’est lui qui dirige les actions chimiques, qui permet à l’animal de se conformer à la nature ambiante, et de faire plus gu moins de chaleur, plus ou moins do rayonnement, plus ou moins d’évaporation, selon les conditions extérieures.