LES EXERCICES VIOLENTS
Ne pas confondre exercice violent avec exercice fatigant. — Difficulté d’apprécier la quantité de travail que représente un exercice. — Les mouvements difficiles. - Les tours de force.
Les « pédants de la gymnastique >>. — Jeux d’enfants et gymnastique savante. — Le saut à la corde et le travail aux « agrès ».
L analyse des exercices. Comment les résultats physiologiques du travail peuvent indiquer son degré d’intensité.
La quantité de travail qu’un exercice représente est la base de la classification des exercices du corps en doux , modérés et violents.
Cette division semble, au premier abord, très logique et extrêmement facile à établir, et pourtant une analyse attentive est quelquefois nécessaire pour déterminer la dépense réelle de force qu’un exercice représente. On se base souvent, et à tort pour cette évaluation, sur la difficulté qu’offre l’exécution du travail ou sur la fatigue ressentie par les muscles qui l’exécutent. Or, il peut arriver que la dépense de force nécessitée par un exercice soit masquée par la facilité d’exécution de l’acte musculaire. Il peut arriver aussi qu’un faible travail produise une vive sensation de fatigue. — Il est toujours facile à un homme même très lourd de monter dix marches d’escalier. Il lui serait souvent très difficile de s’élever à la force des poignets de dix échelons sur une échelle. Et cependant , si l’intervalle des barreaux représente la même hauteur verticale que les marches de l’escalier, le travail mécanique est strictement le même dans les deux cas , puisqu’il représente une dépense de force capable d’élever à la môme hauteur un même poids. La fatigue ressentie est pourtant beaucoup plus intense après l’exercice à l’échelle qu’après l’ascension de l’escalier. C’est que le travail a été supporté, dans le premier cas, par des muscles peu volumineux des membres supérieurs, et