‹ Physiologie du floueurChapitre 7 sur 11 · LES ÉTUDIANTS DE LA CAVERNE · texte numérisé non relu

LES ÉTUDIANTS DE LA CAVERNE

Dans le quartier des écoles, existe un estaminet connu sous le nom .de ta Caverne ■ c’est le point de réunion de tous les étudiants hors d’âge , de tous les fruits secs du droit et de la médecine. Là , se rencontrent ces élèves qui mangent leur patrimoine par anticipation , et ceux qui , l’ayant dévoré , satisfont encore leurs appétits de dépenses à l’aide de tours d’écoliers que Je Co le pénal qualifie vols et escro-

Entrez dans la Caverne à toute heure du jour, vous y verrez pratiquer sur une grande échelle ce précepte évangélique : Donnez à boire à ceux qui ont soif. — La bière , le punch et l’eau-de-vie coulent sans interruption ;

boit qui veut : ami , étranger, inconnu , tout le monde. — Qui paie donc? — le commerce, en général , et particulièrement le commerce, d’édition.

Du reste, votfs allez en juger ; voici un commis-libraire qui entre; écoutez :

(Il saisit le premier verre venu, boit, et s’écrie : ) — Quel est celui qui n’a pas encore fait un classique latin ?. . .

— Moi ! répond un joueur de piquet.

— J’en ai besoin tout de suite.

— On y va ! après la partie.

Le commis boit encore,, et part en disant qu’il va revenir. Un autre commis lui succède . boit , demande un autre ouvrage , et , sur la même réponse faite par une autre voix , il boit de nouveau et part.

Bientôt les joueurs , sans quitter la table ,

écrivent , l’un à M. Panckouke , l’autre à MM. Paulin et Dubochet, ou à toute autre victime, une lettre dont voici la substance.

« Monsieur,

» J’ai reçu de mes parents l’argent nécessaire à l’achat des classiques latins; mais le carnaval m’ayant entraîné à quelques dépenses extralégales , je me trouve un peu à court aujourd’hui , et cependant je voudrais bien posséder cet ouvrage , dont j’ai besoin pour mes études. Si vous consentiez, monsieur, à me le vendre payable par tempérament de vingt - cinq francs tous les mois , ou contre un billet à terme raisonnable, vous obligeriez infiniment votre trèshumble serviteur,

» Fils de M***, médecin à ***, étudiant , rue ***. »

Vous devinez le reste : M. Panckouke est volé ; son livre est donné pour le dixième de sa valeur , et , quand il se décidera à poursuivre le prétendu étudiant, il n’aura devant lui qu’un pilier d’estaminet criblé de dettes, et ne possédant pour tout meuble que sa pipe culottée et des tessons de bouteille.

1/ Actionnaireo

Oui, monsieur Factionnaire, nous vous donnons une place dansla Physiologie du f loueur . — Ne vous plaignez pas , vous serez certes en belle compagnie ! Voyez : des princes , des ministres , des diplomates , des députés , de hauts fonctionnaires , des négociants estimés , des publicistes en renom , des banquiers; et si nous ne vous présentons pas les agents de change, les notaires, les avoués, une partie du barreau et de la magistrature , c’est que notre local in-32 ne peut contenir toutes les notabilités de la flouerie parisienne.

Vous avez long-temps joué le rôle de dupe ; et comme à ce jeu l’on finit souvent par devenir autre chose, vous êtes devenu, sinon malin, du moins malicieux.

Les gérants vous volaient à l’aide de promesses dorées, vous les dépouillez à votre tour à l’aide de menaces correctionnelles.

Cela est peu moral, mais cela est parfaitement naturel.

Malheur vraiment au directeur d’une société en commandite dont la gestion prête un peu le flanc à la critique de M. le procureur du roi! L’actionnaire «aura mettre la terreur à profit pour se faire rembourser ses actions au pair, s’il les a achetées à 50 pour 100 de leur valeur nominale; — ■ au double , s’il les a achetées au pair.

Il avait l’étoffe d’un actionnaire, ce brave marchand dont les journaux parlaient ces jours derniers, qui, ayant surpris un commis dérobant une aune de calicot, lui fit souscrire plusieurs billets de mille francs, en le menaçant du commissaire de police,

M, de L . , engagé dans une affaire qu’il

avait crue excellente et qui tournait mal , voulut , pour sauver l’honneur de son nom , rem-

bourser intégralement tous ses actionnaires : il pensait être accueilli par des témoignages de reconnaissance. Personne ne voulut du remboursement au pair ; tout le monde demanda, qui moitié , qui un tiers en sus de la somme versée. Ses amis — seuls — se contentèrent de 125 pour 100. — Ce fait s’est représenté dans toutes les occasions du même genre.

Une affaire est-elle bonne, vous allez croire l’actionnaire satisfait? Allons doncl U a acheté son action 1,000 francs, elle a produit un dividende de cent pour cent, — sa valeur décuple, elle se cote à la Bourse 10,000 francs. — Le dividende néanmoins reste à l,000francs, et l’actionnaire reçoit toujours cent pourcent de son versement. Mais il part de la valeur actuelle de son titre et dit : mon action vaut 10,000 francs, je ne reçois que 10 pour 100 de mon argent. Je suis volé !

Dernièrement, dans un procès dirigé contre un gérant, les actionnaires disaient : — A telle époque, vous nous avez distribué un dividende supposé, — ce dividende avait été pris par vous sur le fonds social. Vous devez nous le rendre. — Mais, répliquait le malheureux, si j’ai e.u tort de le prendre sur le fonds social , vous ne

l’avez pas moins reçu et gardé. — C’est vrai , mais vous n’aviez pas le droit de nous le don ner, — vous devez nous le rendre.

Au reste, quiconque observe un peu, avait jugé l’actionnaire bien avant la réaction opérée contre les gérants.

Une opération sage, basée sur des principes vrais et dirigée par un galant homme qui ne promettait que des gains raisonnables, ne pouvait parvenir à réaliser le quart de son capital; tandis qu’une entreprise folle, conduite par un sauteur, connu pour tel, mais annonçant des bénéfices hors de toute probabilité, trouvait à l’instant même tout l’argent qu’elle demandait. Qu’en fallait- il conclure, si ce n’est que le succès des voleurs n’était dû qu’à l’ardente cupidité des volés? Il se passait , en effet , dans les régions de la grande et de la petite propriété, précisément ce que nous fait voir le vol à Y américaine dans les derniers rangs de la population.

Un garçon de caisse, un paysan porteur d’un sac d’argent, un pauvre diable qui vient de toucher une somme à la Banque est abordé par un prétendu Américain qui baragouine le français et demande la direction du Musée, du Palais-Royal ou de tout autre lieu : il craint, dit-

il, de s’égarer et il offre au porteur de sacoche une guinée s’il veut bien le conduire. Celui-ci se détourne aussitôt de son chemin pour gagner la pièce d’or. V Américain paraît ignorer la valeur respective des guinées et des écus de cinq francs ; il voudrait changer la monnaie de son pays et il manifeste l’intention de la troquer contre un nombre égal de belles pièces blanches. C’est un coup de fortune, pense le nigaud , je vais voler ce noble étranger ; et il se hâte d’échanger son sac pour des rouleaux d’or.

V Américain disparaît et le jobard reste. — Il a reçu et accepté des cailloux enveloppés , des ardoises en rouleau, des lingots de plomb ou, toute autre monnaie équivalente. Alors le désir de la vengeance se réveille dans son cœur ; il crie, il maudit les voleurs, dépose sa plainte et court toute la ville pour retrouver le scélérat qui a abusé de sa bonne foi. S’il le rencontre, il le traîne en justice et le fait condamner — pour l’exemple.

Faits divers*

— Doucement! doucement! s’écriait tout-àl’heure le célèbre Aubert, vous me donnez de la matière pour dix Physiologies.

En style d’imprimeur et d’éditeur , le manuscrit, fût-il de Chateaubriand, de lord Bvron ou de Trissotin, c’est de la matière , rien que de la matière.

Lancez donc votre génie dans le ciel de la poésie , — creusez-vous donc la cervelle pour produire laborieusement un chef-d’œuvre , votre éditeur n’y verra toujours que de la matière !

Tenez, Aubert, voici un chapitre que nous allongerons d’une lieue, si cela est nécessaire, — un chapitre que vous couperez, comme une ficelle , tout juste à l’endroit où finiront vos cent vingt et une pages.

C’est un chapitre de faits détachés. — J’en ai dans mon sac autant qu’il en faudrait pour remplir les vingt-cinq Physiologies de votre collection. — Vous n’avez qu’à parler.

B***, inventeur des primes en loterie, des bénéfices anticipés , des actions par duplicata , fondateur de la Société typographique en actions , de la Société des Vocabulaires, de celles des Médailles et de YUniv ers littéraire , était arrivé , à force débridantes affaires, à ne pouvoir plus faire argent de sa signature.

— Ah, s’écria-t-il, les banquiers ne veulent plus escompter mon papier ! c’est bon ; je vais l’escompter moi-même.

Et il créa la Banque industrielle ; capital social : six millions. Malheureusement parut , au moment de cette philanthropique entreprise, le premier numéro de la série caricaturale des Robert-M acaire, et les actions de la banque ne se placèrent plus : le moucheron vint à bout du lion.

Le même spéculateur avait précédemment fondé un journal littéraire au capital de quelques CENTAINES DE MILLE FRANCS; le Capital se réalisa en entier, et l’habile administrateur se hâta d’organiser sa publication.

A cet effet , il prit un splendide appartement

au premier étage, sur les boulevards , — d’une valeur de 10,000 francs par an ; acheta deuxmagnifiques chevaux pur-sang, et fit faire une voiture de la plus grande élégance pour porter à la poste le service futur du journal également futur ;

La livrée des garçons de bureau était du

meilleur goût; ils étaient dorés sur toutes les coutures.

Des traités furent passés avec tous les ma recbaux de la littérature ;

Et la société, représentée par son directeur, donna immédiatement des concerts artistiques, des matinées dansantes et des bals littéraires.

Et le journal, on ne le fit donc pas? — Que Diable ! attendez , on ne peut pas tout faire à la fois! Quand la société eut bien monté sa maison , quand elle eut donné un bon nombre de concerts , quand elle eut bien fait manger la littérature , — douée d’un fort bel appétit , — quand elle eut bien fait danser les rédacteurs et le fonds social , elle se mit en devoir de publier son premier numéro.

Mais, par une singularité difficile à s’expliquer, elle n’avait plus d’argent!... Que vouliez-vous qu’elle fît?

Elle liquida. — Mais il est juste de dire que sous ce rapport elle ne laissa rien à désirer : pour les actionnaires aussi bien que pour les fournisseurs , la liquidation fut si complète , qu’elle se changea en un parfait bouillon.

L’histoire de défunt Figaro nous revient en mémoire à propos de journal littéraire.

Figaro , le malin petit journal de la Restauration, devait avoir sa part du gâteau de 1830. — Il eut plus que sa part : il fut nommé préfet, obtint un privilège de théâtre, deux ou

trois décorations de la Légion-d’Honneur , et une foule d’autres friandises , tant et si bien qu’il en mourut de réplétion.

Trois ans se passent , le nom de Figaro appartenait à l’histoire ; il était tombé dans le domaine public : un monsieur le ramasse, constitue une société au capital de trois cent mille francs , et s’attribue cent mille francs pour l’apport du titre de Figaro !

Les actions se placent et le journal paraît trois mois , au bout desquels il s’éteint doucement dans les bras de son nouveau créateur.

Le voici donc mort encore une fois, c’est sans doute la bonne ? pas du tout. Le même monsieur, prenant goût à la chose, revend à un autre la dépouille immortelle du barbier de Séville ; le nouvel acquéreur reconstitue une autre société , qui bientôt tourne en liquidation ; et le nom de Figaro, — ce nom qui appartient à tout le monde depuis longtemps, — est vendu une troisième fois.

Convenez qu’en présence de cette facilité à réaliser des capitaux par certains procédés, il faut avoir l’honnêteté bien chevillée dans le cœur pour ne pas la laisser choir.

Un éditeur est député ; ii profite de sa position toute ministérielle pour obtenir du gouvernement cent souscriptions à un ouvrage qu’il vend 2,000 francs, et cet ouvrage n’est que la réimpression de vieilles planches achetées à vil prix dans une vente publique.

N’allez pas croire que nous fassions allusion au Py . avec lequel ce fait a malheureu¬

sement quelques rapports.

Le gouvernement a dépensé plusieurs millions à produire un monument graphique sur deç antiquités , — sur l’Égypte moderne , — ou sur tout autre sujet d’une vaste étendue.

Quelque jour , n’en doutez pas , il se trouvera un éditeur qui, au moyen d’un pot-de-vin

us

donné convenablement, se fera autoriser à tirer sur les planches de cet ouvrage. Dans ce cas, il pourra vendre sa réimpression à fort bon marché, et gagner sur son livre ou sur son atlas quatre ou cinq cent mille francs.

L’ouvrage du gouvernement sera avili , c’est vrai; mais deux millions de gaspillage ne paraîtront pas sur la quantité de millions gaspillés, et personne ne le saura.

Puisque nous en sommes sur le compte de l’éditeur , citons encore quelques-unes des floueries qu’il pourrait pratiquer.

Il pourrait annoncer un Dictionnaire des sciences médicales en trente volumes , recevoir les souscriptions et pousser sa collection à 80 volumes, de telle sorte que le souscripteur, qui n’a cru dépenser qu’une somme donnée, se trouverait forcé de débourser trois fois plus.

Il pourrait, après la riche récolte produite par ce livre, en faire une réduction, un abrégé en 20 ou 25 volumes et récolter une seconde fois; — seulement vous payeriez alors cent francs le résumé du fatras que votre voisin aurait payé dix fois plus cher.

Il pourrait (s’il était député ministériel, la chose serait très-facile ) obtenir le droit d’imprimer le Dictionnaire de l’Académie et de le vendre à son profit, sans rembourser à l’État les 15,000 francs que ce livre lui aurait coûté pendant 30 ans, soit 450,000 francs.

Il pourrait bien d’autres choses encore !

Savez-vous, bous électeurs de province, comment se fait la pot-bouille législative? Écoutez :

M. D*** est nommé rapporteur de la commission choisie pour examiner le projet de loi sur tel chemin de fer. On sait que le rapport doit être fait dans un sens qui blessera les intérêts de telle compagnie. Cette compagnie s’émeut et dépêche auprès de M. D*** un des ses directeurs. Celui-ci , après les premières banalités ordinaires entre gens qui n’osent aborder de front une question embarrassante , glisse adroitement au rapporteur l’olfre d’une cinquantaine d’actions ; — cela est dit en termes assez clairs pour être bien compris , assez obscurs pour ne pas demander de réponse catégorique. — Peu de jours après , M. D*** fait le rapport : sa conclusion est , à la vérité , négative pour la compagnie ; mais les motifs , les considérants sont arrangés de telle façon qu’ils tournent tous pour l’affirmative.

C’est une bien belle chose que la philanthropie! Demandez à M. ***. Pendant dix ans, il a couru les bagnes et les maisons de correction , écrivant à tort et à travers sur les pauvres prisonniers, et réclamant pour ses chers protégés plus de douceurs qu’ils n’osaient en espérer eux-mêmes. Leurs chambres étaient trop obscures , leur nourriture trop peu succulente ; si on l’eût écouté , on eût fait de tous les faussaires, banqueroutiers et assassins autant de bons gros chanoines... On a pris le parti le plus sage , — on l’a fait inspecteur des prisons. — Rien n’est changé , mais tout est bien ; sa philanthropie est satisfaite.

Pourriez-vous me dire ce qu’est devenu certain bourgeois qui , tous les matins , couvert d’un petit manteau , distribuait incognito des potages, et courait ensuite les boutiques en disant : — C’est moi qui fais tant d’aumônes!

c’est moi qui suis l’homme modeste dont vous avez sans doute entendu parler !... — Il est décoré, m’a-t-on dit. Fait-il toujours ses anciennes distributions?

Cependant, il est une institution philanthropique qui se distingue parmi toutes les œuvres humanitaires ! C’est une société, une sorte d’académie Monthyon , dont le but est d’encourager le bien et de glorifier le courage. TJ n homme se précipite- t-il dans l’eau ou dans le feu pour sauver son semblable, la société lui décerne immédiatement une médaille , sur laquelle sa belle action est inscrite !

Et ce morceau de bronze précieux, la société lui en fait don à perpétuité , — pour la bagatelle de 25 francs.

Certes ! voilà un hommage rendu à la vertu ! Voilà une société vraiment utile, morale cl philanthropique !

Pour vingt actions de ce genre, vous pouvez avoir vingt médailles ; vous pouvez même en avoir davantage , et , au besoin , il suffira que vous ayez eu l’intention de vous distinguer — et l’attention de payer vos médailles.

Saint - P*** fonde un journal. C’est une entreprise qui exige impérieusement un fort capital : Saint-P*** n’a pas le premier sou. N’importe ! son journal paraît, grâce au crédit risqué par l’imprimeur. Au bout d’un mois , celui-ci ne voyant pas venir le payement promis, cesse l’impression. Mais il reçoit aussitôt de Saint- P*** une assignation dans laquelle, attendu que le sieur *** refuse d’imprimer sous de vains prétextes , et par ce refus compromet gravement les intérêts du demandeur, il le somme d’avoir à lui payer la somme de 10,000 fr. de dommages-intérêts î. . .

M. le duc d’A*** avait promis à une compagnie de banquiers de lui faire obtenir un privilège de théâtre , et la compagnie s’était engagée, en cas de réussite, à lui payer une somme de 300,000 fr. — Le privilège est accordé , et les banquiers s’empressent d’apporter à M. le duc les 300,000 fr. convenus. — Seulement , au lieu de billets de banque , ces messieurs lui présentent 300,000 fr. de ses propres lettres de change, qu’ils ont achetées sur la place à 30 pour 100.

M. d’A*** a floué le gouvernement, les banquiers ont floué M. d’A***, c’est dans l’ordre!

M. M*** est un grand fondateur d’académies. — C’est donc un grand savant'? — Pas si bêle! C’est un spéculateur.

Il crée l’académie de zoologie, — ou de géographie, — ou de toute autre science.

Il s’intitule lui-même président à vie.

Ses fonctions sont gratuites , — il est seulement logé, chauffé , éclairé par la société ; c’est bien le moins qu’on puisse accorder cela au président d’un corps savant ! — et il prélève somme de... pour ses frais de bureau.

Quiconque est géologue, géographe, ou bien se propose de le devenir, est appelé , — et tout le monde est élu... moyennant une modique rétribution annuelle.

Personne n’est floué , car, pour une faible rétribution, chacun reçoit son diplôme, en véritable parchemin, signé du président ,

et de son valet de chambre,

Secrétaire perpétuel.

Ce qui donne le droit d’ajouter à sa signature le litre de membre de la Société de géologie , — ou de géographie , — ou de n’importe quoi.

Un homme de lettres, bien connu , livre un

manuscrit à son éditeur, et celui-ci veut, en le payant, retenir une somme que l’auteur lui doit. — Plaisantez-vous, mon cher? s’écrie l’homme de lettres! je n’ai pas besoin de la somme que je vous dois, mais de celle que vous me devez: pavez- moi tout, et restez mon créancier.

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