‹ Physiologie du goût (volume 2)Chapitre 58 sur 179 · Les élixirs · texte numérisé non relu

Les élixirs

encore à d'autres résultats importants ; car, comme elle consiste à séparer et à mettre à nu les parties qui constituent un corps et le distinguent de tous les autres, elle a dû servir de modèle à ceux qni se sont livrés à des rechercites analogues, et qui nous ont fait connaître des substances tout à fait nouvelles, telle que la quinine, la morphine, la strychnine et autres sendjlables, découvertes ou à découvrir.

Quoi qu'il en soit, cette soif d'une espèce de liquide que la nature avait enveloppé de voiles, cette appétence extraordinaire qui agit sur toutes les races d'hommes, sous tous les climats et sous toutes les températures, est bien digne de iixer l'attention de l'observateur philosoplie.

J'y ai songé comme un autre, et je suis tenté de mettre l'appétence des liqueurs fermentées, qni n'est pas connue des animaux, à côté de l'inquiétude de l'avenir, qui leur est également étrangère, et de les regarder l'une et l'autre comme des attributs distinctifs du chef-d'œuvre de la dernière révolution sublunaire.

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