UNE SECONDE
Fig. 135. — Variations de la durée d’un coup d’aile, suivant la vitesse de translation de l'appareil. Expérience I. — La durée de l’abaissement des ailes (ligne a) est déjà
plus grande; elle excède une demi-seconde. La translation est alors de 3 mètres par seconde; pour déterminer cette vitesse, on prend au compas, sur la ligne b, la longueur qui correspond à cinq changements de direction de la courbe, ce qui représente un parcours de cinq fois 0,20 ou d’un mètre; on porte ensuite cette longueur sur l'échelle des temps et l’on constate que, dans une seconde, elle est contenue environ trois fois : le parcours, en une seconde, est donc de 3 mètres. Cette deuxième expérience montre
On comprend, d’après cela, pourquoi le coup d’abaissement était si bref dans l'oiseau mécanique battant des ailes sur place ($ 145), tandis que les véritables oiseaux ont des battements beaucoup plus lents!.
On s'explique également pourquoi l'oiseau attaché par un fil tombe, malgré ses coups d'ailes, aussitôt que la tension du fil vient arrêter sa translation horizontale.
Reportons-nous à l'expérience décrite $ 61 où un Pigeon, attelé au bras d’un manège, ralentissait les battements de ses ailes, quand on imprimait à ce manège un ‘rapide mouvement de rotation. C’est à l'augmentation de la résistance de l'air qu'on doit attribuer cet effet.
Enfin, si un oiseau qui s'envole de terre s'oriente toujours le bec
déjà une augmentation de durée de l’abaissement des ailes, sous l'influence d’une translation modérée de l'oiseau.
Expériences T1, IV, V et VI. — Dans ces autres expériences, en procédant toujours de la même manière, pour la détermination des durées du coup d'aile et des vitesses de translation, on trouve que la durée d’abaissement s'accroît toujours quand la vitesse de translation augmente : ainsi, avec une vitesse de 5,50 l’abaissement des ailes dure environ une seconde.
Il ne m'a pas été possible de trouver un rapport défini entre la vitesse de translation et la durée de l'abaissement des ailes. Des expériences faites dans des conditions identiques en apparence ont présenté parfois de légers écarts entre elles. Cela tient à ce que la moindre oscillation du fil de fer qui sert de rail à la machine suffit pour modifier l'espace parcouru par l'aile descendante.
1. Dans les deux sortes d'expériences qui viennent d’être relatées, il y a une différence apparente entre les résultats obtenus: l’oissau à mouvement circulaire avait les battements d’aile moins amples, mais de fréquence constante ; l'oiseau à mouvement rectiligne avait les coupsd'ailes plus lents, mais d’étendue constante.
Cette différence apparente s'explique d'elle-même par les conditions différentes des deux expériences: dans l’une, les coups d'ailes étaient multiples et la fréquence en était réglée par l’action d’une pompe à vapeur ; dans l’autre, il n’y avait qu’un seul coup d’aile, produit par la détente d’un ressort. :
Le mouvement de translation, qui avait pour effet commun, dans les deux expériences, de ralentir l’abaissement de l'aile, diminuait l'amplitude des battements, quand la durée en était limitée par la machine, tandis qu’il augmentait la durée du battement unique produit par la détente du ressort, car rien n’empêchait l’action de celui-ci de se produire tout entière.
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au vent ($ 27), c'est qu'alors le vent, apportant sans cesse de nouvelle couches d’air sous Les ailes, place l’oiseau dans la même condition que s’il avait une translation horizontale dans l'air immobile.
S 456. Plusieurs auteurs ont indiqué l'influence de la translation de l'oiseau sur la résistance que son aile trouve dans l'air. — À peine avais-je publié les expériences et la théorie précédentes, qu’une réclamation fut adressée à l'Académie par MM. Planavergne‘ qui avaient exposé la même théorie, plusieurs années auparavant.
Quelques recherches bibliographiques me montrèrent encore que l’accroissement de la résistance de l'air, par la translation de l'oiseau avait également été compris et signalé à peu près de la même manière par d’autres auteurs, tels que Silberschlag”, Cayley, Wenham, Séguin aîné. Ils attribuent l’accroissement de résistance à l'effet des inerties successives des colonnes d'air sur lesquelles agit l’aile de l'oiseau.
Wenham * trouve, dans cette théorie, l’explication de la manœuvre de tous les oiseaux qui, avant de s'envoler, cherchent