Valeur de la correction & apporter aux déplacements
du repère.
Il reste donc à déterminer quelles sont, à chaque instant du vol, les positions du centre de gravité général de l'oiseau par rapport au centre de gravité de la partie indéformable.
Pour cela, si l'on examine ce qui se passe pendant un coup d'aile entier de durée T, on s'aperçoit facilement que l'on peut diviser cette Marby. — Vol des oiseaux. 23
période en deux parties principales — les deux phases d*abaissemenl et de relèvement des ailes, et qu'au commencement et à la fin de chaque période les parties osseuses des ailes paraissent faire à peu près le même angle au*dessus et au-dessous de la direction du vol.
On peut donc admettre, sans grande erreur, que par rapport au centre de gravité de la partie indéformable du corps de Toiseau, le centre
de gravité de la masse mobile des ailes se déplace suivant une ligne droite gg, ou tout au moins suivant une courbe fermée très aplatie (flg. 5).
Le centre de gravité G du corps tout entier de l'oiseau se trouve constamment sur la droite qui joindrait le centre de gravité de la partie indéformable au centre de gravité des ailes, et partagerait cette droite dans le rapport in verse des poids des deux parties du corps de Toiseau.
On voit donc que le centre de gravité G décrit autour du centre de gravité de la partie indéformable une petite courbe semblable à la courbe gg^ et qu'on peut sans grande erreur assimiler à une droite passant par le point 0. Une expérience faite avec la planche de Borelli a montré que, de la position d'élévation à la position d'abaissement des ailes, le centre de gravité se déplaçait dans le corps de l'oiseau horizontalement de 15 millimètres, verticalement de 35 millimètres. En prenant pour origine des temps le moment où les ailes sont le plus haut possible et appelant T le temps nécessaire à un coup d'aile (abaissement et relèvement des ailes), il est facile de voir qu'on peut représenter le mouvement du centre de gravité général par rapport aux axes mobiles (j^x, Gt/, au moyen des formules
—^i— a =—0,0075 cos |^ ô
2ic
Fig. 5,
Pl+Pï
6 =+0,0175 cos —6,
L'inspection des images de l'oiseau permet de déterminer les numé* ros d'ordre des images, qui correspondent aux débuts des coups d'ailes successifs. 11 est facile d'en déduire la durée de chaque coup d*aile, et les corrections correspondantes à chaque image.