DES ERREURS DE MESURE
On voit qu*en admettant même que les erreurs inévitables dans la recherche des positions du centre de gravité par la planche de Borelli aient dû fausser les valeurs prises pour les déplacements du centre de gravité jusqu'à doubler leur valeur, la correction relative au mouvement du centre de gravité général de Toiseau ne peut introduire sur la mesure des vitesses d'erreur supérieure à 0",11 pour les vitesses horizontales et 0",27 pour les vitesses verticales.
Il en est de même, à plus juste titre, des erreurs que Ton peut commettre en assimilant le mouvement du centre de gravité à un mouvement vibratoire sur une droite inclinée située dans le corps de Toiseau, comme cela a été supposé plus haut.
Pour les forces, on aura
Fx= - -— 5 = - —-^ — - 0,0075 — cos g A.r' g A.l^ g T»
PA«^^PA^y, P 4^
ou, tous calculs faits,
2tcO
F, = 0,064^-0S470cos ^
AS y Q-&
P„ = 0.064 -^ + IMOO cos ±^.
En supposant qu'on ait commis sur les valeurs des déplacements du centre de gravité général à l'intérieur du corps de l'oiseau une erreur du simple au double, les corrections faites entraîneraient donc dans la mesure des forces horizontales une erreur au plus égale à
0^235 cos ^
et pour les forces verticales, une erreur maximum de
0^550cos^.
11 est à remarquer que ces erreurs sont les plus grandes possibles à la fin et au milieu de chaque coup d'aile, lorsque le cosinus de l'arc devient égala l'unité. Elles deviennent nulles pour la fin du premier quart
et la On du troisième quart du coup d'aile. 11 n*y a donc de réelles réserves à faire qu'au sujet des forces correspondantes au commencement et à la moitié du coup d'aile. Les valeurs des forces calculées pour les autres instants seraient entachées d'erreur bien moindre.
Si l'observation conduit à une mesure exagérée des déplacements du centre de gravité, les forces calculées présenteront les erreurs suir vantes :
Forces horizontales :
Erreur en moins dans le premier et le dernier quart du coup d'aile;
Erreur en plus dans l'autre moitié.
Forces verticales :
Erreur en plus dans le premier et le dernier quart du coup d'aile;
Erreur en moins dans l'autre moitié.
La discussion précédente montre qu'il y a un très grand intérêt à connaître exactement les déplacements du centre de gravité correspondants aux déformations des ailes, et qu'on commettrait probablement une très grosse erreur en les négligeant complètement et se contentant d'étudier le mouvement d'un point de la partie indéformable du corps.
D'après le sens des erreurs possibles à commettre pendant les diverses périodes du coup d'aile, on voit que ces erreurs prennent les mômes valeurs et des signes contraires, tant pour les forces horizontales que pour les forces verticales, pour chacune des moitiés de chaque phase principale, abaissement ou relèvement des ailes. Les mouvements horizontaux ou verticaux ayant été, dans les expériences étudiées, sensiblement uniformes pendant la durée du phénomène enregistré, on peut en conclure qu'une erreur, même grossière, sur les déplacements du centre de gravité n'introduirait qu'une erreur très faible dans la mesure des travaux des forces.